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 L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...

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maximus38

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mar 22 Fév 2011 - 21:34

Fabrication de cloches



Les techniques de fabrication utilisées par les fondeurs de cloches actuels n'ont guère évoluées depuis le Moyen Age même si certains d'entre eux ont introduit récemment l'ordinateur pour effectuer certains calculs. L'activité reste artisanale.

Sans entrer dans le détail des aspects techniques, disons que la fonte d'une cloche comprend un certain nombre d’opérations :
- le tracé pour déterminer la forme et les proportions de la cloche,
- le moulage qui lui donnera la forme d'après le moule : la planche à trousser sert à bâtir le moule qui comporte :
le noyau, moule intérieur, constitué de sable et de briques recouvertes d'argile, espace du creux intérieur,
la « fausse cloche », entièrement en terre, elle doit tenir sur le noyau la place qu'occupera plus tard le métal. Sur une légère couche de cendre destinée à empêcher l'adhérence du noyau à la fausse cloche, on dépose la terre en couche épaisse d'abord puis très fine, de la même manière que pour le noyau. Ainsi faite, elle est enduite d'une couche de cire molle,
les ornementations et inscriptions, sont posées en relief sur la fausse cloche, donc en creux une fois la cloche coulée ; on badigeonne le moule de suif chaud râclé par un calibre poli. La fausse cloche offre alors une surface lisse et brillante coupée à différentes hauteurs par des cordons circulaires que font les encoches pratiquées sur la tranche du calibre. Les ornements et inscriptions ont été préparés sur des matrices sculptées dans du buis, en creux, avec de la cire qui, tiédie et comprimée, épouse fidèlement toutes les finesses; quand ils sont découpés et n'ont plus de bavures, on les colle sur le suif, et le moule alors présente l'aspect d'une cloche brune couleur de noyer verni sur laquelle se détachent en blanc les cordons et en jaune les inscriptions et ornements. Sur les ornements une terre très fine, très délayée, pulvérisée prendra place dans les moindres détails des motifs. Cette terre s'applique par couches à mesure du séchage du moule à l'air.
la chape, partie de couche réfractaire renforcée avec de la filasse.
- et la coulée.
Du fait que le moule est brisé après la fonte pour dégager la cloche, mais aussi parce que les inscriptions et les décors figurant sur chaque cloche lui sont spécifiques, il n'est pas exagéré de dire que les cloches sont des œuvres d'art uniques.

Le bronze de cloche, alliage de 78% de cuivre et 22 % d'étain, est fondu et contrôlé, porté à 1050°, le métal en fusion est versé dans le moule par un chenal. Quelques jours après la coulée, le moule calciné est brisé : la cloche apparaît grise et noire.
La cloche possède une note déterminée par sa taille et son profil. Plus une cloche est grosse, plus le son est grave, l'accordeur va enlever au burin de petites portions de métal à l'intérieur de la cloche pour que le son soit correct.
Avec ses accessoires (monture, battant, roue...), la cloche est fixée sur une palette pour être expédiée.
Il existe bien entendu aussi une fabrication industrielle…
1 - La Savoyarde, Sacré-Coeur de Montmartre.
Informations d'après le site de la maison Paccard qui comporte d’ailleurs un musée de la cloche.
C'est en 1796 que fut coulée la première cloche Paccard. A cette époque, la commune de Quintal, ayant besoin d'une cloche, s'adressa à un maître-fondeur de Carouge, près de Genève, Jean Baptiste Pitton. C'était encore le temps où la fonte des cloches se faisait à pied d'oeuvre. Jean-Baptiste Pitton eut besoin d'un aide, le syndic de la commune offrit ses services et c'est ainsi qu'Antoine Paccard, fondateur de la maison, fit son apprentissage et créa la fonderie de Quintal. A sa mort, ses fils Jean-Pierre et Claude Paccard continuèrent l'exploitation de la fonderie. Devant l'extension prise par la nouvelle industrie, Georges fit transférer l'usine de Quintal à Annecy-Ie-Vieux en 1857.
Petite histoire de la savoyarde.
C'est à l'initiative de Monseigneur Leuilleux, archevêque de Chambéry, qu'a été fondue la plus grosse cloche de France : "La Savoyarde".
Masse en mouvement 25 765 kg
Poids 18 835 kg
Hauteur 3,06 rn
Circonférence 9,60 rn
Porte-battant 525 kg
Battant 850 kg
Monture ou joug 4650 kg
Deux roues de lancement 5,00 m
Roues et noyaux en fonte 905 kg

C'était la contribution de la Savoie à l'édification de la basilique votive du Sacré-Coeur de Montmartre, dont la souscription fut commencée le 29 janvier 1889 et clôturée le 18 décembre 1890. Elle avait rapporté en une année la somme de 14138 francs et 50 centimes. Le 17 octobre 1889, le contrat était passé avec les Frères Paccard d'Annecy-le-Vieux et la cloche était coulée le 13 mai 1891. Elle fut livrée à l'achèvement du campanile en 1898.
Généralement inaccessible, perchée en haut du clocher ou du campanile, la cloche est rarement vue de près. Pourtant la plupart d'entre elles, notamment les cloches d'église, méritent d'être admirées : les décors en relief constituent parfois de véritables tableaux, avec la représentation de la Vierge à l'Enfant, de saints (locaux ou plus connus), d'instruments de la Passion, de blasons ou de sceaux, de guirlandes de fleurs voire de représentations animales en tant que survivance du symbolisme religieux.
La quasi totalité des grosses cloches portent une date, la marque du fondeur et des inscriptions ; outre la mention des parrains et marraines, des autorités locales civiles ou religieuses, des donateurs, les cloches affichent souvent une formule dédicatoire ou laudative, évoquant la dévotion au Christ, à la Vierge ou aux saints ou exprimant les pouvoirs d'exorcisme et de protection de la cloche (contre l'orage, la tempête...). Quelques cloches comportent des inscriptions davantage liées aux événements historiques (au moment de la Révolution, après les guerres).
Œuvre d'art, la cloche est aussi un objet témoin historique par l'épigraphie qu'elle supporte et sonore car son matériau n'évolue pas.
2 - Petite histoire de la cloche de la chapelle de Beauport.
Cloche en bronze, fondue en France qui se trouve maintenant dans les collections des Archives nationales du Québec, c’est la cloche la plus ancienne du Canada.

En 1666, Robert Giffard (1587 -- décédé à Beauport en 1668), maître chirurgien, premier médecin de l' Hôtel-Dieu de Québec et seigneur colonisateur, verse à la paroisse de Beauport cent livres pour le paiement d'une portion de terre. Cette somme sert à l'achat d'une cloche pour la première chapelle paroissiale construite vers 1662. En 1713, la paroisse de Beauport fait don de cette cloche à l'église de Saint-Pierre-de-la-Rivière du Sud, une nouvelle paroisse fondée près de Montmagny. Cette même cloche sera cédée au Musée du Québec en 1949.
La cloche de Beauport porte la lettre «L» surmontée d'une couronne royale, symbolisant Louis XIV régnant, avec la date de la fonte, 1666. Sur la paroi opposée, figurent les trois fleurs de lys du royaume de France.
N'oublions pas non plus carillonneur…
- les cloches de carillon et les cloches d'horloge ou de jacquemart sont tintées : un marteau, généralement externe, frappe sur la partie inférieure de la cloche
- les cloches d'église sonnent en volée : elles sont mises en branle par la corde (ou une chaîne et un moteur) qui agit sur un bras, entraînant la cloche et le joug qui la soutient. Les forces importantes mises en jeu nécessitent un bon équilibrage pour préserver la maçonnerie de l'édifice. C'est ce qui limite le poids des cloches dans nos contrées.
- dans d'autres régions, la sonnerie peut être provoquée par l'agitation du battant auquel est attachée la corde (tradition orthodoxe) ;
- le tintement peut encore être provoqué par un heurtoir horizontal en bois (tradition asiatique).
Dans ces deux derniers cas, la cloche est fixe et peut dépasser les 100 tonnes !

Carillon de Corenville-les-Cloches
- Le carillon (de… quatre cloches : quadrillo) est obtenu par un ensemble de cloches, au minimum de 3. Les carillons les plus anciens, en Chine, sont constitués de cloches suspendues et frappées avec un maillet. Ce type de carillon était courant en Europe au Moyen Age. Dès le XVIe siècle, le carillon à clavier en bois est actionné via une tringlerie. Les grands carillons se sont développés en Flandre et aux alentours. Quelques carillons Paccard, les plus connus :
- Chambéry: Tour Yolande / 70 cloches
- Douai : Beffroi communal / 62 cloches
- Dijon: Cathèdrale Saint-Bénigne / 56 cloches
- Berkeley University, 1978 / 68 cloches
- Les fanzhong
Elles se caractérisent par une coupe transversale circulaire, un rapport du diamètre de la bouche à la hauteur relativement précis - 0,7 -, une jupe épaisse pour résister aux percussions, un corps divisé en plusieurs sections et un anneau de suspension. Leur forme est dictée par le concept chinois du son qui doit être unique, épais et éclatant, pouvant se prolonger dans l'espace. C'est en raison de leur taille imposante, de la richesse harmonique de leurs sons et de leur capacité à produire une gamme cohérente, que les fanzhong sont qualifiées de « grandes cloches aux sons harmonieux ». Apparues sous la dynastie des Han, aux environs de notre ère, les cloches fanzhong ont connu une évolution continue et si le vocable fanzhong désigne, au sens strict, des cloches réservées aux rituels bouddhiques, il doit être compris comme un terme générique (elles marquent en effet les activités liturgiques et quotidiennes des temples, les audiences du palais, les heures et les veilles).

Cloche Zhou
Les 36 longs "éperons" qui font saillie des deux côtés constituent le fait le plus marquant. La cloche émet un son pur et sonore, adapté à l'atmosphère solennelle du temple impérial des ancêtres. L'inscription de 123 caractères est la plus longue inscrite sur une seule cloche de la dynastie Shang et la dynastie Zhou. La cloche appartient au Roi Li de Zhou (878-827 avant J.C.




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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mar 22 Fév 2011 - 21:39


Le travail n'a guère changé depuis le moyen âge,




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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Ven 25 Fév 2011 - 9:13

L’art gothique


L’art gothique se substitue peu à peu à l’art roman au cours de la seconde moitié du XIIe siècle. Né en Île-de-France, il rayonne ensuite dans toute l’Europe jusqu’au début du XVe siècle.

Cet art est avant tout religieux, mais il s’exprime également dans des édifices civils ou militaires, qui bénéficient des innovations techniques accompagnant l’avènement du style gothique. L’utilisation systématique de la voûte sur croisée d’ogives et d’arcs-boutants permet d’élever des bâtiments de grande hauteur, dont les surfaces murales sont désormais percées d’amples portes, galeries et fenêtres en arcs brisés. La lumière entre en majesté dans ces édifices, offrant ainsi des « pages » de plus en plus importantes à l’art du vitrail et de la sculpture.

La première des grandes cathédrales gothiques est construite à Sens. La basilique de Saint-Denis, élevée sous le règne des Carolingiens et rénovée entre le XIIe et le XIVesiècle, constitue ensuite l’un des grands chefs-d’œuvre gothiques. Le style de son décor annonce certaines des réalisations sculptées des grandes cathédrales de Reims, Chartres et des « bijoux » d’un gothique flamboyant à venir comme à la Sainte-Chapelle de Paris ou à la cathédrale de Strasbourg.

La voûte d’ogives

L’esthétique gothique est née de l’invention de la voûte d’ogives. L’ogive gothique se définit par l’emploi systématique d’arcs-doubleaux et de formerets, associés aux ogives. Elle se perfectionne ensuite par la brisure des arcs. La forme de mandorle de l’arc brisé et les faisceaux de colonnes de plus en plus fines, qui montent vers la clé de voûte, caractérisent les édifices gothiques. Une impression d’élan vertical se dégage de ces réalisations virtuoses qui veulent servir avant tout le pouvoir de Dieu et la grandeur de son Église.

Le premier art gothique

Combinant voûtes d’ogives et tradition romane, les cathédrales d’Angers (1149-1159) et de Poitiers (1162) figurent parmi les témoignages de l’art gothique primitif, plus austère et moins lumineux.

Née en France, l’architecture gothique se diffuse ensuite en Grande-Bretagne, notamment dans la cathédrale de Canterbury, achevée en 1185. Elle rayonne également dans le Saint Empire romain germanique, où apparaît le style romano-gothique. Il est sensible notamment dans la cathédrale de Limbourg-sur-Lahn qui conjugue l’arc en plein cintre roman et la voûte d’ogives gothique.

Finalement, c’est en France qu’apparaît l’innovation fondamentale de l’architecture gothique : dans la nef de Notre Dame de Paris construite entre 1182 et 1225, les voûtes sont, pour la première fois, soutenues par une série d’arcs-boutants.

L’apogée gothique

L’art gothique atteint son apogée pendant le règne de Saint-Louis (1226-1270). La reconstruction de la cathédrale de Chartres démontre avec force l’équilibre du gothique. Les arcs-boutants et les voûtes croisant les ogives sur un plan rectangulaire (barlong) constituent les canons de l’architecture gothique classique.

Parallèlement, grâce à l’ouverture des murs permise par les innovations architecturales, la fresque s’efface peu à peu au profit du vitrail. Celui-ci s’épanouit en de véritables verrières, ou rosaces, dont les plus célèbres sont celles de la cathédrale de Chartres. Le gothique classique marque également la sculpture monumentale. Les deux célèbres groupes de la cathédrale de Reims, l’Annonciation et la Visitation (ébrasement sud du portail central), constituent des modèles qui imprègnent toute la statuaire de l’époque.

Le gothique rayonnant et flamboyant

Au fil du temps, les lignes gothiques s’affinent, les édifices sont de plus en plus hauts, les lacis de pierre toujours plus complexes. La conquête vertigineuse de l’espace sacré trouve un point d’arrêt après l’effondrement de la voûte de la cathédrale de Beauvais, qui devait culminer à plus de 150 mètres.

À Paris, l’exemple le plus somptueux de cette exacerbation du style gothique est la Sainte-Chapelle.

La diffusion de l’art gothique

À la fin du XIIIesiècle, le style gothique est adopté dans toute l’Europe. Il s’épanouit notamment à Saint-Urbain de Troyes et dans la nef de Saint-Denis. Le style monumental, apparu dans la sculpture sous le règne de Saint Louis, avec la Sainte-Chapelle, restera en vigueur jusqu’au début du XIVe siècle. Il se retrouve dans les sculptures du collège apostolique de Saint-Jacques-de-l’Hôpital (1319-1327, Paris, musée de Cluny).

En Italie, l’art gothique atteint son apogée au début du XIVe siècle. Mais déjà en peinture et dans la sculpture florentine du XIVese manifeste, avec Simone Martini, et surtout Giotto ou les frères Pisano, une volonté d’explorer différemment l’espace de la représentation. Les conventions héritées des icônes byzantines tombent. À la lumière des antiques, l’espace et les figures se creusent en trois dimensions, prennent chair. Ces recherches plastiques annoncent les prémices de la Renaissance et les conquêtes de Masaccio ou de Piero della Francesca.

L’art gothique international

Entre le XIVe et le XVesiècle, alors même que certains artistes font déjà entrer l’Europe dans la Renaissance, le prestige de Paris et la mobilité des artistes favorisent une large diffusion de l’art gothique et impose encore ses canons. Dans le domaine de l’architecture, certains édifices religieux, comme la cathédrale de Milan, sont le fruit d’une collaboration internationale.

L’épanouissement des arts précieux atteint alors une ampleur sans précédent. Si bien que, dans l’imaginaire collectif, certaines des œuvres de cette époque ont fini par incarner, à elles-seules, l’idée que l’on se fait du Moyen Âge : le livre enluminé Les Très Riches Heures du duc de Berry (1404-1410) des frères de Limbourg, le sceptre de Charles V (musée du Louvre) ou encore la tapisserie La Dame à la Licorne(musée de Cluny). Vers 1300, les orfèvres parisiens remettent au goût du jour l’émail cloisonné sur or, avec l’invention des émaux de plique (terme qui peut signifier « applique » ou « compliqué »). Les plaquettes du musée de Cluny en sont un remarquable témoignage. Elles sont peut-être dues au plus célèbre créateur parisien d’émaux de plique, Guillaume Julien, orfèvre du roi Philippe le Bel.

Malgré cela, la redécouverte de l’Antiquité, associée à de multiples autres facteurs, plonge très vite le Moyen Âge dans d’obscurs retranchements. Synonyme des temps barbares, frappé d’obsolescence par les nouveaux traités d’esthétique et le goût italien, le gothique disparaît peu à peu et laisse place à la Renaissance.
Cathédrale de Reims, arcs-boutants du chevet, Pierre Amédée et Eugène Napoléon Varin (1854-1855), musée d’Orsay



MAXIMUS
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maximus38

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Ven 25 Fév 2011 - 9:17








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maximus38

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Ven 25 Fév 2011 - 9:25







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samsara

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Ven 25 Fév 2011 - 22:34

Bonsoir Maximus !

Je connais bien la cathédrale de Saint Denis au nord de Lutèce ...
Là bas repose toute l'histoire de France : les sépultures des rois et reines de France.
J'y suis allée : je puis vous dire qu'il règne en ces lieux une étrange atmosphère dont on ne ressort pas vraiment intacte quelque part... Dans la crypte, les pierres semblent vous parler à leur façon au delà des siècles...
c'est vraiment impressionnant !
Devant vous sont là présent ou presque...HENRI IV LOUIS XVI LOUIS XIV DUGESCLIN CLOVIS DAGOBERT et tous les autres leurs copains...

Quand à Notre Dame de Paris là c'est aussi l'histoire de France...
Victor Hugo, Quasimodo, Antony Quinn et ses vues sur les lolos tentants de cette Gina Lollobrigida... sourire ... ha les gargouilles, la littérature, le cinéma, etc ...
On pense bien évidemment aussi à tous ces batisseurs du sacré de l'impossible qui ont érigé lentement - pierre à pierre - pour construire en final ce beau vaisseau immuable devant l'éternel et le divin !
Devant cette cathédrale on semble vraiment peu de chose...
Tellement la présence, la spiritualité, la force de l'édifice semble puissant :
On est là ébloui, pénétré par ELLE !

NOTRE DAME DE PARIS

Oui devant vous MADAME nous sommes complétement ébahi, muet, étourdi, qu'on en tombe à la renverse, extasié on vous contemple en silence...

Samsara
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maximus38

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Sam 26 Fév 2011 - 12:00








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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Sam 26 Fév 2011 - 12:10

Gargouille
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les gargouilles surplombant le cloître de l'église Saint-Séverin à ParisEn architecture, les gargouilles (Étymologie, la gorge ou l'œsophage, du latin, gurgulio, gulia et autres mots similaires dérivant de la racine gar-, par allusion au glouglou de l'eau) sont des ouvrages sculptés d'évacuation des eaux de pluie des toitures, propres à l'art roman puis surtout gothique. Elles sont généralement des figures grotesques.


1 Histoire
2 Symbole mythique des gargouilles

Église de Richebourg (Yvelines)
Gargouilles de l'ancienne église des Cordeliers, cloître du musée des Augustins, Toulouse
Gargouille de la cathédrale de BarceloneCe n'est guère que vers le commencement du XIIIe siècle que l'on plaça des chéneaux et, par suite, des gargouilles (ou gargolles, guivres, canons, lanceurs) à la chute des combles. Jusqu'alors, dans les premiers siècles du Moyen Âge, l'eau des toits ou des terrasses s'égouttait directement sur la voie publique au moyen de la saillie donnée aux corniches. À la cathédrale Notre-Dame de Paris, du temps de Maurice de Sully, c'est-à-dire lors de l'achèvement du chœur en 1190, il n'y avait point de chéneaux et de gargouilles ; plus tard, dans le même édifice, vers 1210 encore, les eaux des chéneaux s'écoulaient sur la saillie des larmiers, au moyen de rigoles ménagées de distance en distance. Nous voyons apparaître les gargouilles, vers 1220, sur certaines parties de la cathédrale de Laon. Ces gargouilles sont larges, peu nombreuses, composées de deux assises, l'une formant rigole, l'autre recouvrement .

Déjà, cependant, ces gargouilles affectent la forme d'animaux fantastiques, lourdement taillés, comme pour laisser voir leur structure. Bientôt, les architectes du XIIIe siècle reconnurent qu'il y avait un avantage considérable à diviser les chutes d'eau. Cela, en effet, évitait les longues pentes dans les chéneaux et réduisait chacune des chutes à un très mince filet d'eau ne pouvant nuire aux constructions inférieures. On multiplia donc les gargouilles ; en les multipliant, on pu les tailler plus fines, plus sveltes, et les sculpteurs s'emparèrent de ces pierres saillantes pour en faire un motif de décoration des édifices. La variété des formes données aux gargouilles est prodigieuse ; nous n'en connaissons pas deux pareilles en France, et nos monuments du Moyen Âge en sont couverts. Beaucoup de ces gargouilles sont des chefs-d'œuvre de sculpture ; c'est tout un monde d'animaux et de personnages composés avec une grande énergie, vivants, taillés hardiment par des mains habiles et sûres. Ces êtres s'attachent adroitement aux larmiers, se soudent à l'architecture et donnent aux silhouettes des édifices un caractère particulier, marquant leurs points saillants, accusant les têtes des contre-forts, faisant valoir les lignes verticales. On peut juger de l'habileté des architectes et des sculpteurs dans la combinaison et l'exécution de ces lanceurs par la difficulté qu'on éprouve à les combiner et les faire exécuter. Dans les pastiches modernes que l'on a fait des édifices gothiques, il est fort rare de voir des gargouilles qui se lient heureusement à l'architecture : elles sont ou mal placées, ou lourdes, ou trop grêles, ou molles de forme, pauvres d'invention, sans caractère ; elles n'ont pas cet aspect réel si remarquable dans les exemples anciens ; ce sont des êtres impossibles, ridicules souvent, des caricatures grossières dépourvues de style.

Certains calcaires du bassin de la Seine, comme le liais-cliquard, se prêtaient merveilleusement à la sculpture de ces longs morceaux de pierre en saillie sur les constructions. Il fallait, en effet, une matière assez ferme, assez tenace pour résister, dans ces conditions, à toutes les causes de destruction qui hâtaient leur ruine. Aussi est-ce à Paris, ou dans les contrées où l'on trouve des liais, comme à Tonnerre par exemple, que l'on peut encore recueillir les plus beaux exemples de gargouilles. D'ailleurs l'école de sculpture de Paris, au Moyen Âge, a sur celles des provinces voisines une supériorité incontestable, surtout en ce qui touche à la statuaire.

Les gargouilles sont employées systématiquement à Paris vers 1240 ; c'est à Notre Dame que nous voyons apparaître, sur les corniches supérieures refaites vers 1225, des gargouilles, courtes encore, robustes, mais taillées déjà par des mains habiles .

Celles qui sont placées à l'extrémité des caniveaux des arcs-boutants de la nef, et qui sont à peu près de la même époque, sont déjà plus longues, plus sveltes, et soulagées par des corbeaux qui ont permis de leur donner une très grande saillie en avant du nu des contre-forts .

À la Sainte-Chapelle du Palais à Paris, les gargouilles sont plus élancées, plus développées : ce ne sont plus seulement des bustes d'animaux, mais des animaux entiers attachés par leurs pattes aux larmiers supérieurs ; leurs têtes se détournent pour jeter les eaux le plus loin possible des angles des contre-forts . Quelques-unes de ces gargouilles sont évidemment sculptées par des artistes consommés. Les constructeurs gothiques, lorsqu'ils élevaient les grandes voûtes des nefs, ménageaient provisoirement des cuvettes dans les reins de ces voûtes, avec gargouilles extérieures pour rejeter les eaux pluviales dans les caniveaux des arcs-boutants, jusqu'à l'achèvement des combles définitifs. Ces gargouilles provisoires devenaient définitives elles-mêmes, lorsque les chéneaux supérieurs étaient posés, au moyen d'une conduite presque verticale, descendant du chéneau jusqu'à ces gargouilles. Voici une de ces gargouilles à double fin, provenant des parties supérieures de la nef de la cathédrale d'Amiens.

Les gargouilles sont doublées de chaque côté des contre-forts, comme à la Sainte-Chapelle de Paris, comme autour de la salle synodale de Sens, autour des chapelles du chœur de Notre-Dame de Paris ; ou elles traversent l'axe de ces contre-forts, comme à Saint-Nazaire de Carcassonne et dans d'autres édifices du XIIIe et XIVe siècles, et alors elles portent sur une console ; ou elles sont appuyées sur la tête même de ces contre-forts, comme autour des chapelles du chœur de la cathédrale de Clermont (fin du XIIIe siècle).

C'est vers ce temps que la composition des gargouilles devient plus compliquée, que les figures humaines remplacent souvent celles des animaux, ainsi qu'on le voit dans ce dernier exemple qui nous montre un démon ailé paraissant entraîner une petite figure nue.

Il existe autour des monuments de cette époque bon nombre de gargouilles qui sont de véritables morceaux de statuaire. L'église Saint-Urbain de Troyes porte, au sommet des contre-forts de l'abside, des gargouilles fort remarquables

Pendant le XIVe siècle, les gargouilles sont généralement longues, déjà grêles et chargées de détails ; au XVe siècle, elles s'amaigrissent encore et prennent un caractère d'étrange férocité. Bien que les détails en soient fins et souvent trop nombreux, cependant leur masse conserve une allure franche, d'une silhouette énergique ; les pattes, les ailes des animaux sont bien attachées, les têtes étudiées avec soin

Ces parties importantes de la sculpture du Moyen Âge ont toujours été traitées par des mains exercées ; elles conservent très tard leur caractère original, et encore, aux premiers temps de la Renaissance, on voit, sur les édifices, des gargouilles qui conservent le style du XVe siècle. Ce n'est que pendant la seconde moitié du XVIe siècle que les sculpteurs repoussent absolument les anciennes formes données aux lanceurs, pour adopter des figures de chimères, rappelant certaines figures antiques, ou des consoles, ou de simples tuyaux de pierre en forme de canons.

Pendant le Moyen Âge, on n'a pas toujours sculpté les gargouilles ; quelquefois, dans les endroits qui n'étaient pas exposés à la vue, les gargouilles sont seulement épannelées. Il en est un grand nombre de cette sorte qui affectent une forme très simple

Les gargouilles sont fréquentes dans l'Île-de-France, en Champagne et sur les bords de la basse Loire ; elles sont rares en Bourgogne, dans le centre et le midi de la France ; ou si l'on en trouve dans les monuments d'outre-Loire, c'est qu'elles tiennent à des édifices élevés aux XIIIe, XIVe et XVe siècles, par des architectes du Nord, comme la cathédrale de Clermont, celle de Limoges, celle de Carcassonne (Saint-Nazaire), celle de Narbonne. Là où les matériaux durs sont peu communs, comme en Normandie, par exemple, les gargouilles sont courtes, rarement sculptées, ou manquent absolument, les eaux s'égouttant des toits sans chéneaux.

Les chéneaux en plomb posés sur les édifices civils ou religieux, portaient aussi leurs gargouilles de métal. Nous en possédons fort peu aujourd'hui de ce genre d'une époque antérieure au XVIe siècle. En voici une (figure 11) qui se voit à l'angle d'une maison de Vitré ; elle date du XVe siècle, et est faite en plomb repoussé.

Nous ne connaissons pas de gargouilles du Moyen Âge en terre cuite. Dans les édifices en brique, les gargouilles sont en pierre, ainsi qu'on peut le voir aux Jacobins de Toulouse, au collège Saint-Raymond, et dans beaucoup d'autres édifices anciens de la même ville.

Source : Eugène Viollet-le-Duc.


Symbole mythique des gargouilles[modifier]Le Mal représentant le « pire ennemi » dans la religion chrétienne, il fallait un moyen d'éloigner celui-ci des églises, Maisons de Dieu. Les gargouilles ont ce but appréciable de faire fuir tout esprit malin ou être démoniaque, selon l'époque. Les gargouilles étaient donc les gardiens du Bien, et par extension des églises. Leur aspect terrifiant n'était visible en fait que pour rappeler à l'hérétique, au non-chrétien, aux ennemis de Dieu dans leur ensemble que la protection divine était déjà sur le bâtiment. La légende raconte que les gargouilles hurlaient à l'approche du Mal, qu'il soit visible (sorciers, magiciens, démons incarné) ou invisible. Le vent sifflant dans les arches des églises ? [réf. nécessaire]

Les gargouilles du Moyen Âge et les chimères de Notre-Dame de Paris
Une chimère du XIXe siècle de Notre-Dame de Paris conçue par Eugène Viollet-le-DucDe nos jours on confond fréquemment gargouilles et chimères. Alors que les gargouilles ne désignent que les extrémités des conduits d'écoulement des eaux, les chimères par contre sont des statues fantastiques et diaboliques qui ont une fonction purement décorative. Elles ont, comme les gargouilles, l'aspect d'animaux fantastiques et effrayants. Elles représentent des créatures malfaisantes, qui penchées vers le sol, semblent se repaître du spectacle des turpitudes de l'humanité. Les chimères ornent une série d'édifice médiévaux. On les trouve par exemple en grand nombre sur les toits de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Celles-ci furent sculptées au Moyen Âge.

Il n'en va pas de même de celles de Notre-Dame de Paris qui ornent la célèbre Galerie des Chimères reliant la base des deux tours [1] et qui n'existaient pas au Moyen Âge. Elles ont été conçues par Eugène Viollet-le-Duc et sont le produit de son imagination féconde. Ce sont de purs ajouts incorporés par le brillant architecte, sans doute pour accentuer la représentation de l'état d'esprit règnant au Moyen Âge.



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Sam 26 Fév 2011 - 12:15

Las gargolas,




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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Dim 27 Fév 2011 - 12:19


Manière d'être chevalier


Plus d’extraits de Les différentes manières d'être un chevalier, XIe-XIIIe siècle Prenons l'exemple de la bataille de Brémule le 20 aout 1119, qui rassemblait pas loin de 900 chevaliers; et dont seulement 3 furent tués: cela montre bien que le code chevaleresque inclus des règles, une éthique mais aussi par intérêt. Exception faite concernant la « piétaille » car aux yeux des chevaliers les piétons ne comptaient guère. B) L'entraînement du jeune chevalier Tout le monde pouvait devenir chevaliers, mais surtout les fils d'origine noble (qui le pouvaient). Car il fallait payer un cheval, une épée, une armure... A 7-8 ans, l'enfant est placé comme page au service d'un seigneur, qui deviendra son parrain.



Transition: Les manières d'être un chevalier donc, varient bien en fonction de l'âge, de leurs pratiques. En passant par l'adoubement dès l'adolescence, les petites excursions en bande de jeunes, aller à la guerre pour livrer des batailles ou encore participer à des tournois......la chevalerie adopte donc bien un composite d'activités pratiquées. Là encore, il est bien intéressant de voir dans une dernière partie, l'attitude des chevaliers envers l'Église, et en quoi leur comportement et leur pratique diffèrent selon la période et les avancées de l'Église à les insérer dans leurs rangs.



Ainsi, nous pouvons poser le problème suivant: quelles sont les différentes manières d'être chevalier du XI au XIIIe s? Quelles sont les spécificités de chacune d'entre elles, et en quoi marquent-elle une hiérarchie dans les différentes façons de pratiquer la manière d'être un chevalier au Moyen-Age? Pour ce faire, nous allons mener notre réflexion en trois temps: tout d'abord, nous verrons que la chevalerie est une classe composite socialement, puis dans un second temps, nous verrons que cette classe est aussi composite qui diffère selon les activités pratiquées, puis enfin, nous aborderons cette question délicate du comportement des chevaliers face à l'Église, entre désordre et rattachement.



Les routiers, ce sont des bandes de paysans que le goût pour le brigandage rassemble. Les chevaliers n'en étaient pas exempts car ces routiers étaient bien souvent sous la conduite de chevaliers ou encore de bâtards de grandes maisons. Les chevaliers conféraient à ces routiers des basses besognes. D'ailleurs on reproche aux routiers de massacrer trop de paysans et de leur infliger la torture, les viols, des mutilations... Selon J. GLLINGHAM et J. STRICKLAND, « le comportement des chevaliers et celui des routiers ne se différenciaient pourtant pas radicalement par leur nature (sinon par leur intensité), du moins pour ce qui concerne les massacres et les pillages y compris d'églises.



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Dim 27 Fév 2011 - 12:24








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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mer 2 Mar 2011 - 9:50

Histoire de l'ardoise

ardoise au moyen age

L'usage de l'ardoise naturelle a été présent tout au long de l'histoire de l'humanité. Ainsi, dans les zones où il est facile d'accès à ce matériel, son usage est aussi ancien que le bâtiment lui-même.

Depuis le mégalithiques elle a été utilisée dans des endroits aussi lointains que l'Angleterre, la Syrie, le sud de l'Italie ou les Hébrides.

Dans le monde antique, depuis la population égyptienne jusqu'à l'espagnole des Celtes du Nord-Ouest, ont utilisé l'ardoise naturelle, ces derniers comme le matériel à utiliser à faire leurs bâtiments, les « castros », des bâtiments fortifiés où plusieurs maisons étaient regroupées.

La civilisation romaine a également fait usage de ce matériau tant pour les couvertures de leurs maisons comme matière première dans ses bâtiments militaires et administratifs. Un exemple est la Muraille de Lugo, en Galice, une construction fortifiée du troisième siècle et qui a récemment été déclaré du Patrimoine de l'Humanité.



Moyen-Age

L'usage de l'ardoise naturelle comme un important matériau de construction, a évolué au cours du Moyen-Age.

Les premières exploitations systématiques datent du XIIe siècle dans la vallée de la Rihn et de la Moselle (Allemagne), et s'étendant aux pays avec le froid et la pluie, comme la France, l'Angleterre et l'Irlande.

A partir du treizième siècle, des plaques fines et régulières ont été obtenues, celles-ci ont suscité l'intérêt des constructeurs et des architectes.



Pays de Galles

Les exploitations du Nord du Pays de Galles sont sans aucun doute une référence dans l'histoire de de l'extraction d'ardoise. Avec l'augmentation de la population dans le pays depuis le XVIe siècle, l'industrie locale d'ardoise pour couverures a eu une grande demande intérieure et nombreuses carrières d'ardoise ont ouverture.

L'ardoise galloise est arrivée dans d'autres pays, par voie fluviale et maritime en Grande-Bretagne, Ecosse, Belgique, Pays-Bas et l'Irlande.

Les principales carrières étaient en Pernhyn et Dinorwig.

Le point culminant de l'ardoise gallois a été dans les années 1890, mais divers facteurs tels que l'augmentation des coûts d'exploitation, la concurrence de la tuile de boue, avec la circonstance aggravante des deux guerres mondiales, ce qui a réduit la main-d'œuvre, a provoqué une crise dans le secteur. Pour ces raisons, la carrière de Dinorwig a fermée en 1969.

Aujourd'hui, grâce aux progrès technologiques qui ont optimisé l'extraction, ils existent des exploitations agricoles au Pays de Galles qui offrent un marché pour la plupart intérieur, mais sans oublier qu'ils gardent une partie de son marché extérieur.



Écosse

Le marché écossais de l'époque absorbait la quasi-totalité de la production intérieure, principalement pour la construction de bâtiments nobles. Il y a des traces de son usage depuis le XVIe siècle, même si elle a été entre les XVIII et XIX siècles, quand des bâtiments historiques ont été construits comme la cathédrale de Glasgow ou les châteaux de Cawdor et Drum.



France

La première référence en ce qui concerne l'usage de l'ardoise pour toitures remonte à l'an 592, lorsque l'évêque d'Angers, Licinius a ordonné la construction de plusieurs bâtiments avec de l'ardoise sur le toit. Plus tard, dans le XV et XVI ont découvert plusieurs gisements d'ardoise. Dans la dix-huitième siècle, les principales zones de production sont situés à Angers et Trélazé (pays de la Loire) et de Fumay et de Rimogne (Ardennes), ayant de petites carrières dans d'autres parties du pays, en tant que zones alpines, pyrénéennes et de la région de Morlaix, en Grande-Bretagne.

Actuellement, le plus grand gisement est situé dans la région d'Anjou et de Mayenne. Il est soulignable l'exploitation de Trélazé dans le bassin de l'Anjou. Il y a aussi des gisements importants en Grande-Bretagne, Les Ardennes, les Alpes et les Pyrénées.



États-Unis

L'ardoise a été utilisée aux États-Unis pour la première fois dans le XVII siècle, dans les régions de Boston et de Philadelphie. Elle était importée du pays de Galles.

Les premières exploitations d'ardoise au début du XIXe siècle, étaient gérées par des immigrants gallois qui connaissaient l'ardoise et de son potentiel commercial.

Depuis la dernière décennie du XIX siècle au début de la Première Guerre mondiale, l'industrie de l'ardoise a fleuri aux États-Unis, passant d'être un pays importateur à exportateur d'ardoise. Les principales carrières sont situées dans le Vermont, New York, en Virginie et en Pennsylvanie. Toutefois, le manque de main-d'œuvre causée par la guerre a sensiblement affecté à l'ardoise naturelle, entrant dans une situation de crise comme les industries européennes.

Aujourd'hui, les carrières dans le Vermont restent ouvertes, avec une production conçue en grande partie à la rénovation, mais aussi pou des travaux sur des nouvelles constructions.



Espagne

Il est au début du vingtième siècle, quand Espagne a été lancé en l'exploitation industrielle de l'ardoise naturelle. Dans the'60s ont commencé les premières exportations.

À l'heure actuelle, l'Espagne est le premier pays au monde producteur d'ardoise, avec un volume d'exportations supérieur à 80% de l'ardoise extraite et produite; Galice est la première communauté espagnole dans la production d'ardoise avec un chiffre proche dU 60% de la production intérieure, les 40% restants sont produits dans la communauté voisine de Castilla y Leon.

La tendance actuelle est la poursuite de la croissance dans un secteur qui constitue aujourd'hui l'un des moteurs de l'industrie financière galicien.

Les gisements d'ardoise pour couverture en Espagne peuvent être regroupés dans les domaines suivants:

En Galice,
- La région de Valdeorras dans la province d'Orense. Où est situé la plus grande concentration des exploitations et des entreprises, en particulier dans la municipalité de Carballeda, le principal producteur de base, et dans une moindre mesure, dans la municipalité de West Bromwich.
- La région de Quiroga, dans la province de Lugo, le deuxième producteur.
- La région Ortigueira, dans la province de La Coruña.
- La région Mondoñedo dans la province de Lugo, notamment dans les domaines de Mondoñedo, Pastoriza, Lorenzana et Pol.
- La région Fonsagrada, également dans la province de Lugo.

Dans Castilla y Leon, les principales zones de production sont les suivantes:
- Dans la province de Leon, la zone de production par excellence et le Bierzo, qui comprenne les suivants noyaux producteurs: San Pedro de Trones, Sotillo, La Bana, Castrillo de Cabrera, Benuza, le Paramo Sil, Oencia, et ainsi de suite.
- La province de Zamora, dans la zone d'Aliste.

Dans ces domaines, près de 100% de l'ardoise est produite, bien qu'il y ait une d'autres carrières actives avec peu de productions ailleurs dans la géographie espagnole comme Segovia et de l'Estrémadure.


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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mer 2 Mar 2011 - 9:56








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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mer 2 Mar 2011 - 10:02




Magnifique toiture en ardoise de SAINT ANTOINE L'ABBAYE ISERE,




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MessageSujet: 7000 bravo ! je suis fière de vous !!!!   Jeu 3 Mar 2011 - 0:43






Bonsoir chevalier !

Vous qui êtes revenu depuis la nuit des temps du moyen âge,
habité passionné par les templiers !

Aujourd'hui

Mercredi 2 mars de l'an de grâce 2011

Verdict :

Plus de 7000 visiteurs sont venus ici vous lire...!

Bravo !

Je suis fière de vous !

Maintenant minute de silence solennelle :

Que toutes les pendeloches de Navarre se lèvent pour vous !
les lanternes attendront....

sourire...

Samsara

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Jeu 3 Mar 2011 - 10:01



Bonjour SAMSARA,

Merci pour vos encouragements, grand merci aussi aux chers amis lecteurs et lectrices,

qui viennent suivrent ce bon preux chevalier.

A cette époque contemporaine ou tout ne vas pas très bien, il est fort heureux de vous faire découvrir certaines valeurs

trop souvent négligées de nos jours, ( force ),( courage ) ( honneur ).

oui ce dernier mot honneur, ces chevaliers des temps anciens qui passaient leur temps à défendre l'opprimé, fort heureusement il est existe de nos jours encore quelques chevaliers mais cela agissent dans l'ombre et non au grand jour.

Il est très heureux de vous faire découvrir comment qu'il vivait en ces temps reculés, oui de vous faire partaGer ce patrimoine culturel en terre de FRANCE que le monde nous envie.

MAXIMUS
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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Jeu 3 Mar 2011 - 10:07


J'habitais cette rue riche en histoire, rue saint LAURENT à GRENOBLE anciennement appelé GRATIANOPOLIS et plus ancien encore;

époque gallo romaine CULARO.



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Jeu 3 Mar 2011 - 20:40

Un peu de sourire avec certains passages d'un bon film MONTY PYTON LE GRAAL,







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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Sam 5 Mar 2011 - 15:16



Village médiéval ARDECHE,





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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Sam 5 Mar 2011 - 15:18

Un des Plus Beaux Villages de France

Il faut rejoindre la rive opposée de l'Ardèche pour avoir le recul suffisant et découvrir ce superbe village dans son ensemble. Balazuc fut occupé aux VIIIe et IXe siècles par les Maures, mais son architecture actuelle se compose d'éléments allant du XIIIe au XVIIIe siècle. Autrefois protégées par des fortifications, les maisons se sont groupées autour du château féodal, plusieurs fois remanié, mais conservant néanmoins une portion de tour du Xe siècle. A côté, une église romane dresse son clocher à arcades surmonté d'un clocheton. Pour la rejoindre, il faut suivre des petites rues tortueuses et escarpées, bordées par endroits d'anciennes échoppes d'artisans. Merveilleux cheminement où se succèdent arc-boutants, passages voûtés, portions d'escaliers.




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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Dim 6 Mar 2011 - 12:19

Les femmes dans la carrière des lettres : Des pionnières au moyen-âge
Par Bernard Vassor


Depuis le huitième siècle, des femmes de condition élevées apprenaient le latin dans les couvents ou monastères et s'adonnaient à l'étude du chant, de la lyre ou bien de l'orgue. Au siècle suivant, la duchesse de Septimanie avait composé un manuel de conduite à l'usage d'une mère à son fils en latin. Au début du treizième siècle, une femme troubadour, originaire de Flandre Marie de France nous a laissé 14 lais, et plusieurs pièces, dont 103 fables et contes souvenirs populaires de la Bretagne. Des "Cours d'Amour et de Gay-Scavoir" sortes de joutes oratoires dites "Tensons" ou "Jeu-parti" venus de Provence, puis répartis dans tout le royaume "Estoient disputes d'amours qui se faisoient entre les chevaliers et les dames poètes entreparlans ensemble de quelques belles et subtiles questions d'amour", ils les envoyoyent pour en avoir la définition aux dames illustres présidentes, qui tenoient cour d'amour ouverte et plénière, et la-dessus en faysoiyent arrets qu'on nommoit leurs Arrest d'Amour". De leur côté les abbesses professaient dans leurs cloitres la scolastique et le mysticisme. Tel fut le cas "de la très sage Héloïse".

Parmi les dames qui participaient à ces tournois, voici quelques noms :

Alys d'Anduze, la comtesse de Die, Marie de Ventadour, Béatrix de Provence, Eléonore de Provence qui passe pour avoir écrit un roman provençal "Blandin de Cornoouiller", Mariez de France, atuer du "Purgatoire de Saint-Patrice" et à la fin du quatorzième siècle, l'incomparable Christine de Pisan.

Les Dames du Temps jadis

Un document daté de 1292, nous savons qu'il existait à Paris 11 écoles de garçons avec le nom des maîtres et les noms de rues, plus une école de filles dirigée par Tyfaine, rue où l'on cuit les oes (les oies, aujourd'hui rue aux Ours). Dans ces écoles on apprenait avant tout

le Pater, l'Avé, le Crédo, en langue vulgaire et en latin. On enseignait aussi l'horreur de l'impureté le respect des parents et les pratiques pieuses tels la confession et la communion.

Les conseils donnés étaient que "Toutes fames doivent scavoir filer et coudre, car la pauvre en aura mestier et la riche connoistra mieux l'ovre des austres...A fame ne doit-on apprendre lettres ni escrire si ce n'est especiemment pour estre nonnain"

Il existait au treizième siècle des écoles en dehors des monastères, (qui étaient sous l'autorité du chantre de la cathédrale du chantre du chapitre, sans la permission duquel nul ne pouvait enseigner) où les enfants moyennant rétribution étaient admis. Ces "petites écoles" ou "écoles de grammaire" donnaient un enseignement qui se bornait à l'écriture la lecture, à quelques bribes de calcul et parfois le latin. Dans les écoles, "les enfants doivent être batuz quand ils ne savent leçons"

En 1380 il y avait 40 écoles de garçons et 20 pour les filles. Nous avons les noms des maîtresse qui dirigeaient alors les petites écoles

de filles :

Jeanne Pelletier, Jeanne de Vienete, Sersive la Bérangère, Marion de la Porte, Jeanne la Mercière, Perrette la Verrière, Jeannette du Déluge, Martine la Thomasse, Jacquette la Denise, Jeanne Morelle, Jeanne de Castillon, Jacqueline de Transvire, Jeanne la Féronne, Marie de Lingon, Jeanne de Ballières, Denise de Nerel, Jeanne de Asmorade, Edelète la Juiote, Marie la Choquette, Jeanne la Bourgeoise,

et Maheu la Bernarde.


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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Dim 6 Mar 2011 - 12:25









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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Dim 6 Mar 2011 - 12:34




La France, les femmes et le pouvoir...Une histoire paradoxale
24/01/2007
Un nouveau texte (voir ci dessous) vient d’être adopté en procédure d’urgence. Il instaure une obligation de parité dans les exécutifs des communes de plus de 3500 habitants, ainsi que dans les exécutifs régionaux, pour la désignation des adjoints au maire, des membres des commissions permanentes et des vice-présidents. Au niveau départemental, il prévoit que tout conseiller général aura un suppléant de sexe différent, amené à lui succéder automatiquement dans certaines circonstances. Au niveau national, il augmente de 50% les sanctions financières infligées aux partis qui ne respectent pas la parité dans les candidatures aux élections législatives. Cette disposition ne concernera pas les législatives de 2007. Combien de lois faudra-t-il pour que les femmes trouvent leur place en politique ? Les relations entre les femmes et la politique ont-elles toujours été aussi mauvaises dans l’histoire de France ?


L'essentiel pour comprendre :
Dans la structure profondément patriarcale de la société française, du Moyen-Age à nos jours, toutes les femmes, normalement, sont assignées à des places subalternes, par les lois, par les traditions, par les bénéficiaires des rapports de force que l’Histoire a sanctionnés. Mais la norme est une chose et la réalité une autre. Les recherches effectuées depuis les années 70 nous ont enseigné que la vie des femmes et leurs rôles dans la société ne peuvent être appréhendés à partir des seuls discours normatifs, à partir des seules représentations que nous a léguées une époque. C’est dans l’exploration minutieuse de cas particuliers, dans le repérage de marges de manoeuvres laissées aux femmes, dans la prise en compte des alliés aussi bien que des adversaires qu’elles ont rencontré en chemin, que résident désormais les réponses aux questions que l’on peut légitimement se poser.


Du V° siècle à la fin de l’Ancien régime : un "réel" pouvoir des femmes ?
Christine de Pisan, Jeanne d’Arc...et les autres.

A chacun son rôle : les hommes à la chasse, les femmes à la cuisine et s’occupant des enfants. Cette division stéréotypée du travail admise depuis la fin de la préhistoire a marqué pour des siècles nos sociétés. Pourtant des figures d’exception s’imposent.Dans une société ou la domination masculine est non seulement omniprésente, mais encore justifiée par des fondements théologiques, comment concevoir que les femmes exercent effectivement un pouvoir, ce qu’on constate cependant, au moins au sein des familles royales et aristocratiques ?

La France, les femmes et le pouvoir : l’invention de la loi salique (Ve-XVIe siècle, par Eliane VIENNOT, Perrin
L’étude est consacrée aux relations entre les femmes et le pouvoir et fait ressortir une nouvelle carte politico-historique. La question de la loi salique est au coeur du premier volume. L’auteure rend compte du grand nombre de femmes ayant exercé seules le pouvoir suprême entre le VIe et le XVIIe siècle.

Les femmes en l’An Mille, par Jean VERDON, Perrin
S’appuyant sur des textes et l’archéologie, l’auteur démontre qu’à l’époque du haut Moyen Age, de nombreuses figures féminines surgissent, ayant une influence politique importante, dirigeant des fiefs, voire des Etats, aussi bien en France, en particulier dans les régions méridionales, et en Allemagne, que dans la lointaine Byzance.



Royaume de fémynie , pouvoirs, contraintes espaces de liberté des femmes de la Renaissance à la Fronde, sous la dir. De Kathleen WILSON- CHEVALIER et Eliane VIENNOT, Honoré Champion
La féminisation de la scène publique est en effet une caractéristique prépondérante de la période des années 1510-1648, qui comme aucune autre voit des femmes se succéder au gouvernement et donner le ton à la Cour, mais aussi s’illustrer dans les affaires religieuses, le mécénat, la littérature.

Femmes et pouvoirs sous l’ancien régime, sous la dir. De Danielle HAASE DUBOSC et Eliane VIENNOT, Rivages- Histoire
Les vies et et les écrits, les contraintes et les réussites des femmes illustres et inconnues dans les sphères du travail et de la famille, de la politique, de la religion et de la création, à travers le 16e, le 17e et le 18e siècle.

Au tournant de la révolution : Citoyennes sans citoyenneté

Pour ce qui est des femmes, on remarquera qu’une révolution comme une guerre peut les appeler à la tâche tout en sachant ensuite plus ou moins vite les congédier : un jeu subtil de la part des hommes entre l’invite et le rejet, l’exclusion et la participation des femmes aux affaires qui concernent l’Etat et la nation.
La Révolution est l’acte qui fonde l’exclusion des femmes de la cité, hormis le statut d’épouse et de mère de citoyen ; mais, en affirmant l’égalité des droits individuels, elle porte en elle-même la contradiction de ce principe d’exclusion qui nourrit la revendication féministe des années durant. Le XIX° siècle signe néanmoins la naissance du féminisme, moment historique où la vie des femmes change : temps de la modernité où est rendue possible une position de sujet, individu à part entière et actrice politique, future citoyenne.





Olympes de Gouges


Les Femmes et la révolution, 1789-1794, présenté par Paule-Marie DUHET, Archives gallimard
Tant que les femmes ne s’en mêlent pas, il n’y a a pas de véritable révolution, disait Mirabeau. C’est ce que pensent les hommes quand commencent les révolutions ; cela ne signifie pas qu’ils se croient quelque dette que ce soit à l’égard de celles qui les ont aidés.. Malgré la proclamation de l’université des droits de l’homme, elles ont été exclues de la politique. Pourtant leur émancipation commence là.


Histoire des femmes en France XIXe-XX siècles, Par Michelle ZANCARINI-FOURNEL, Presses universitaires de Rennes
Cet ouvrage retrace l’histoire des femmes, des XIXe et XXe siècles, à la fois sous l’angle politique, social et culturel. C’est là une histoire marquée et ciselée pat les évènements remarquables du passé -Révolution française, 1848, Commune de Paris, Guerres mondiales du XXe siècle...L’approche théorique qui sous-tend ce livre n’entend pas développer une vision séparatiste de l’histoire des femmes, mais prône l’inclusion de ces actrices de plein droit dans une histoire totale dont elle sont souvent exclues.


La citoyenne paradoxale, par Joan W SCOTT, Albin Michel
L’histoire du féminisme est ici revisitée à travers l’étude de certaines campagnes menées en France entre 1789 et 1944, et l’analyse des positions d’Olympe de Gouges, Jeanne Deroin, Hubertine Auclert, Madeleine Pelletier font apparaître les contradictions d’une théorie universelle des droits de l’homme mise au service de l’exclusion politique des femmes. Au coeur de cette histoire, un dilemme : fallait-il revendiquer l’égalité au nom de l’individu (abstrait) ou définir une pertinence politique de la différence sexuelle.

Sois belle et tais-toi !

Le silence est un commandement réitéré à travers les siècles par les religions, les systèmes politiques et les manuels de savoir-vivre. Accusations misogynes, dissimulations, mystifications, mensonges,affabulations haineuses, l’Histoire "au masculin" en est truffée...

Mythologie de la femme dans l’ancienne France, par Philippe DARMON, Seuil
L’homme est un loup pour l’homme, dit la sagesse des nations. Et la femme, donc, Quand on veut suivre de près le discours que l’homme tient sur la femme, rien que depuis la Renaissance, on est frappé par la haute dose d’agressivité et de peur masculine qu’il révèle C’est cette histoire de la mysoginie, depuis la plus virulente, la plus violente et la plus paillarde, jusqu’à la plus subtile, la plus subtile, la plus paternaliste et la plus féministe d’apparence, que Pierre Darmon, historien, chercheur au CNRS nous retrace. La femme a toujours représenté pour l’homme un mélange de séduction et de danger. Ce qui a varié, et qui est ici relaté, c’est la manière de dire « l’infériotité de" pour mieux la rendre réelle dans les mœurs et dans la loi.

Un siècle d’antiféminisme, sous la dir. de Christine BARD,Fayard
Explicite ou insidieux, ordinaire ou passionnel, l’antiféminisme s’est manifesté tout au long du XXe siècle. Sous une forme ou sous une autre, il traduit des angoisses réelles, et à ce titre appartient à l’histoire des peurs collectives et individuelles. L’émancipation des femmes a suscité toutes sortes de fantasmes, souvent teintées de misogynie, mais aussi la crainte de l’indifférenciation des sexes.

Les femmes ou les silences de l’Histoire, Par Michelle PERROT, Flammarion
M. Perrot s’attache ici à explorer les silences de l’histoire, au cours des deux derniers siècles, sur la condition des femmes : silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, et silence aussi du récit historique.


L’histoire des femmes publiques contées aux enfante, par Francis et Claude LELIEVRE, PUF
Paradoxalement, alors que le niveau scolaire des filles en France est parmi les meilleurs de l’Union européenne, de même que le taux d’insertion professionnelle des femmes, leur activité politique est des plus faibles. L’analyse des manuels d’histoire de l’enseignement primaire du XXe siècle montre que ces livres sont en partie responsables de cette anomalie.. En prenant beaucoup de liberté avec la vérité historique, les lives d’histoire de la communale ont le plus souvent marqué au fer rouge les femmes qui ont disposé d’un certain pouvoir politique : la "cruelle Brunehaut", la « traîtresse » Isabeau de Bavière, "l’incapable et cupide" Marie de Médicis...Les femmes sont volontiers montrées dans des attitudes manifestement contraire à ce qui est attendu du pouvoir souverain : peureuses, pleureuses, implorantes, frivoles excessives.


D'autres perspectives :


Une revue récente
Quand les femmes prennent le pouvoir, Les collections de l’histoire, n° 34, Janvier-Mars 2007, Tallandier
Qu’en est-il vraiment du matriarcat, ce pouvoir supposé des femmes dans les sociétés primitives ? Comment les femmes, reines, régentes, impératrices ou Premier ministre, de Cléopâtre à Margaret Thatcher, ont-elles gouverné ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de femmes sur le trône de France, alors qu’Élisabeth 1° s’est imposée en Angleterre et la Grande Catherine en Russie ? Pourquoi même en démocratie, les femmes ont-elles eu autant de mal à affirmer leurs droits, jusqu’à l’obtention tardive du droit de vote, en 1944 ?... Et le temps des femmes est-il venu avec le XXIe siècle ? Ce numéro explore les voies de cette longue émancipation.

Un glossaire
Les mots de l’Histoire des femmes, Clio HFS, Presses universitaires du Mirail
Définit les concepts et les catégories socio-culturelles utilisés en histoire des femmes et du genre dans le domaine français. Explicite les approches et les outils de la recherche historiographique la plus récente.

Un peu d’historiographie
Ecrire l’histoire des femmes, par françoise THEBAUD, ENS Editions
A partir d’exemples pris essentiellement en histoire contemporaine, l’auteure explique les origines culturelles et politiques de la discipline intitulée histoire des femmes ainsi que ses développements, d’une histoire au féminin soucieuse d’émancipation et de remémoration. Elle donne ensuite des repères méthodologiques et propose une lecture critique de l’historiographie française.

Un Livre accompagné d’un CD audio
Mon histoire des femmes, par Michelle PERROT ,Seuil et France Culture
Evocation du parcours historiographique, des sources, des problèmes et des démarches de l’histoire des femmes. Selon l’auteure, depuis trente ans, s’est développée une histoire des femmes qui a tenté de les retrouver, de les rendre visibles et surtout de comprendre les changements de la différence des sexes, imaginée et vécue.


Une émission de télévision sur le site de l’INA
Une conversation sur le thème du féminisme autour de Simone De BEAUVOIR

Un site en cours de construction
Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir : les premières vidéos féministes ont fait éclater les cadres traditionnels, le cadre de l’image et le carcan du son adossé au commentaire. Il s’avère impossible de réduire à un genre fermé ces vidéos produites et réalisées par des groupes dont la dénomination même - les Insoumuses, le Lézard du péril mauve et la Guerrière pamplemousse, Vidéo Out ou Vidéa - se joue du langage codé. Inspirées par les mouvements féministes dont elles font partie, Les vidéastes n’occupent pas un poste d’observatrices et ne se contentent pas d’enregistrer des luttes ou un réel en mouvement. Delphine Seyrig comme Carole Roussopoulos, Ioana Wieder ou les femmes de Vidéa apportent leur touche singulière faite d’humour caustique, de questionnements politiques, d’engagement féministe pour offrir des images-cris.

Le projet de loi adopté tendant à promouvoir l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives :
Site de l’Assemblée nationale





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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mar 8 Mar 2011 - 20:35

La science politique au moyen âge

Le Moyen âge.
Les préoccupations des gens du Moyen âge n'allèrent pas en général vers la science politique pure. La métaphysique, la théologie, la dialectique, la logique étaient les branches préférées de l'enseignement scolastique. Avec des différences infinies selon les lieux, le régime dit féodal était universellement adopté, le roi étant regardé comme le propriétaire et le seigneur de son royaume.

Les études purement théoriques ne sortaient guère des cloîtres, aussi fallut-il des préoccupations d'ordre pratique pour provoquer des discussions en matière politique. Ce furent les conflits du sacerdoce et de l'empire qui amenèrent les lettrés à discuter sur les fondements et les limites du pouvoir politique. Deux questions s'imposaient qui passionnaient les esprits-: la souveraineté de l'Etat ou le droit de la cité terrestre à se gouverner elle-même sans l'intervention du pouvoir ecclésiastique; et la souveraineté de Dieu ou le droit de contrôler les pouvoirs terrestres par la loi divine.

Un même principe est, si l'on veut, à la base de ces deux absolutismes : selon les deux écoles, l'origine du pouvoir est une délégation d'autorité par Dieu. Selon l'absolutisme royal, elle est faite par Dieu aux rois sans intermédiaire et sans conditions. Selon les idées théocratiques, elle est faite à l'Église par-dessus tous les princes de la terre qui n'en ont l'exercice que moyennant l'agrément de la puissance spirituelle. Entre ces deux absolutismes, des doctrines favorables à la liberté arrivèrent parfois à se glisser. L'Eglise, plus faible, invoqua pour combattre le despotisme royal des idées presque démocratiques; elle montra que la royauté qui se prétendait issue de Dieu n'était en réalité qu'un établissement humain, et ne pouvait subsister légitimement que par le consentement populaire sous la surveillance de l'Eglise.
Pendant la première partie du Moyen âge, jusqu'au XIIIe siècle, les docteurs agitèrent furieusement et d'ailleurs confusément ces questions. Il ne saurait être ici question d'étudier leurs idées. Ce fut à partir du IXe siècle que les prétentions ecclésiastiques se firent jour : le Pseudo Isidorus est le premier document où apparurent ouvertement les prétentions de la papauté. Citons parmi les docteurs qui s'appuyèrent sur le raisonnement, et non sur l'histoire fantaisistement interprétée, ou sur le seul commentaire des textes sacrés, Jean de Salisbury qui alla jusqu'à prêcher le tyrannicide, Alexandre de Hales qui effleura la question du droit de dominer, saint Bonaventure qui la traita avec plus de développement et qui, tout en reconnaissant que la puissance vient de Dieu, y posa des limites.

La deuxième partie du Moyen âge fut plus instruite. Ce fut, en somme, toujours la même question qui passionna les esprits. Mais on avait retrouvé les écrits d'Aristote, et quelque chose de l'ouverture d'esprit philosophique des Grecs se retrouve chez les docteurs qui s'efforcent de concilier les doctrines du christianisme ou de l'empire avec celles des grands écrivains de l'Antiquité.

Le plus illustre d'entre eux, Thomas d'Aquin, qui fut l'interprète des idées de son temps, subit l'influence d'Aristote au plus haut point. Dieu seul, dit-il, connaît la loi éternelle qui est la raison du gouvernement des choses. La loi naturelle est une participation de la raison éternelle qui porte les créatures raisonnables vers leur véritable fin. La loi humaine est ce que la raison réalise pratiquement conformément à la loi naturelle.

Le pouvoir politique et le gouvernement sont de droit humain; et ne tirent qu'indirectement leur origine de Dieu. La puissance de faire les lois, attribut essentiel de la souveraineté, appartient à la multitude ou à celui qui la représente. Dans un bon gouvernement tout le monde a part au pouvoir; et les régimes mixtes sont les meilleurs. La puissance mal acquise et la puissance dont on abuse sont criminelles; en droit humain, les sujets peuvent se révolter contre elle.

Tout en admettant la suprématie du pouvoir ecclésiastique, saint Thomas n'en fixe pas la mesure. Dans le traité De Regimine principum qui lui est attribué, on trouve un singulier mélange de théories absolutistes et démocratiques couronnées par la théocratie. Il établit longuement les devoirs du prince, et se montre assez favorable au régime républicain.

L'influence de saint Thomas fut immense, et il eut de nombreux disciples. Quelques-uns développèrent les maximes libérales qu'il avait énoncées.

« L'homme qui possède naturellement le libre arbitre, dit Gilles de Rome, ne commande véritablement que lorsqu'il commande librement et volontairement et lorsque ses sujets lui obéissent de même. »
Toutefois, dans l'ardeur de la lutte contre la royauté et l'empire, les docteurs ecclésiastiques exagérèrent leurs théories théocratiques, et le XIVe siècle vit la décadence de leur école: tandis qu'officiellement les doctrines du droit divin triomphaient avec Philippe le Bel, les théories favorables au pouvoir ecclésiastique devenaient factieuses et violentes ou utopiques, et prenaient un aspect démagogique. Ce sont donc les théoriciens de l'absolutisme et, d'autre part, ceux d'un gouvernement populaire qui se font entendre alors le plus haut. Les légistes de Philippe le Bel professèrent violemment des théories analogues à celles des empereurs romains. Le De Monarchia de Dante est la démonstration de la doctrine familière aux jurisconsultes impériaux que l'univers doit avoir un seul chef, et que ce chef est le peuple romain ou son représentant, l'empereur, qui dépend immédiatement de Dieu et n'a pas de supérieur.

Occam, par ailleurs, invoque jusqu'au principe de liberté pour combattre l'autorité ecclésiastique et justifier le pouvoir royal. Mais on commençait à s'en réclamer, non plus pour justifier le pouvoir ecclésiastique ou le pouvoir royal, mais en faveur du peuple lui-même.

Sous des formes très variées, tantôt religieuses et mystiques, tantôt économiques ou violentes, on voit un mouvement démocratique se dessiner au XIVe siècle; la prédication de Wiclef, le soulèvement des paysans en Angleterre, les doctrines prêchées par les frères mendiants, les théories de Jean Huss en Bohème en sont des signes très divers. Au point de vue politique, les idées les plus curieuses et les plus précises se trouvent peut-être dans Marsile de Padoue qui, en commentant Aristote, établit le principe de la souveraineté du peuple. L'Etat est une société d'humains libres; il doit être utile à tous, et le peuple, même s'il a un roi, demeure souverain de droit Il possède le pouvoir législatif, institue le pouvoir exécutif, est libre de le juger, de le changer ou de le déposer, s'il manque à ses devoirs.

Il serait aisé de donner une plus longue énumération, des docteurs du Moyen âge. Nous en avons assez dit pour qu'on puisse mesurer dans quel cercle se renfermèrent leurs débats. La théorie du droit divin existant déjà sous l'empire, celle d'une théocratie, supérieure sans doute aux vieilles théocraties d'Orient, mais étroite et bornée, telles furent leurs seules formules dans la première partie du Moyen âge. Au XIIIe siècle, la découverte d'Aristote les amena à ressusciter le droit naturel, et des idées démocratiques purent se faire jour à la faveur des conflits entre prêtres et souverains. Somme toute, la science politique n'a pas avancé d'un pas au Moyen âge, et les penseurs politiques de la Renaissance et de la Réforme auraient pu directement succéder aux Stoïciens ou aux Chrétiens des premiers siècles. (André Lichtenberger).



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mar 8 Mar 2011 - 20:39



Belle VENISE un peu le berceau du moyen âge,





MAXIMUS,
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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   

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