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 L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...

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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Sam 11 Déc 2010 - 9:45

Petit aperçu d'un petit théâtre au moyen age






MAXIMUS,
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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Lun 13 Déc 2010 - 11:53

Feu Grégeois

Feu Grégeois, (Hist. du moyen âge.) espèce de feu d'artifice qui était composé de naphte, de poix, de résine, de bitume, & autres corps inflammables. Feu grégeois signifie feu grec, parce anciennement nous nommions les Grecs Grégeois; que ce furent
eux qui s'en servirent les premiers, vers l'an 660, au rapport de Nicétas, Théophane, Cédrenus & autres; & qu'enfin ils furent en possession pendant trois siècles, de brûler par le secret de ce feu, les flottes de leurs ennemis.

L'inventeur du feu grégeois, suivant les historiens du tems, fut un ingénieur d'Héliopolis en Syrie, nommé Callinicus qui l'employa pour la première fois dans le combat naval que Constantin Pogonat livra contre les Sarrasins, proche de Cizique sur l'Hellespont. Son effet fut si terrible, ajoutent les mêmes écrivains, qu'il brûla toute la flotte composée d'une trentaine de mille hommes.

Il est vrai que quelques modernes, & Scaliger entre autres, donnent une date plus ancienne à cette découverte, & l'attribuent à Marcus Gracchus: mar, les passages des auteurs grecs & latins qu'on cite pour favoriser cette opinion, n'en prouvent point la vérité.
Ce qu'on sait plus positivement, c'est que les successeurs de Constantin se servirent du feu grégeois en différentes occasions, presqu' avec autant de succès que lui; & ce qu'il y a de remarquable, c'est qu'ils eurent le bonheur de garder pour eux seuls le secret de cette composition, jusque vers milieu du x. siècle, temps auquel il paraît qu'aucun autre peuple ne le savait encore.
Aussi le feu grégeois fut mis au rang des secrets de l'état par Constantin Porphyrogenete; en conséquence dans son ouvrage dédié à Romain son fils, sur l'administration de l'empire, il l'avertit que lorsque les Barbares lui demanderont du feu grégeois, il doit répondre qu'il ne lui est pas permis de leur en donner, parce qu'un ange qui l'apporta à l'empereur Constantin, défendit de le communiquer aux autres nations, & que ceux qui avaient osé le faire, avaient été dévorés par le feu du ciel, dès qu'ils étaient entrés dans l'église.

Cependant malgré les précautions de Constantin Porphyrogenete, la composition du feu grégeois vint à être connue ou découverte par les ennemis. Le P. Daniel, dans son histoire du siège de Damiette en 1249, sous S. Louis, rapporte que les Turcs en firent alors un terrible usage. Ils le lançaient, dit - il, avec un espèce de mortier, & quelquefois avec une sorte d'arbalète singulière, qui était tendue fortement par le moyen d'une machine, supérieure en force à celle des bras & des mains. Celui qu'on tirait avec un espèce de mortier, paraissait quelquefois en l'air de la grosseur d'un tonneau, jetant une longue queue, & faisant un bruit semblable à celui du tonnerre. Mais voici les propres paroles de Joinville, qui était présent.

« Les Turcs emmenèrent un engin, qu'ils appelaient la perriere, un terrible engin à mal - faire, & les misdrent vis - à - vis des chats
chateils, que messire Gaultier de Curel & moi, guettions de nuit; par lequel engin ils nous jetterent le feu grégeois à planté, qui était la plus terrible chose que onques jamais je visse.»

Au reste M. du Cange a fait une ample note sur cet endroit, dans laquelle il explique la composition & l'usage de ce feu; j'y renvoie le lecteur pour abréger. On croit communément que le feu grégeois brûlait dans l'eau, & même avec plus de violence que dehors, opinion qui est hors de toute vraisemblance. Il est vrai qu'Albert d'Aix (liv. VII. ch. v.), a écrit qu'on ne pouvait point éteindre ce feu avec de l'eau; mais en accordant même qu'il ne s'est pas trompé, ses paroles ne veulent point dire que le feu grégeois brûlât dans l'eau. Encore moins faut - il penser que ce feu fût inextinguible; puisque selon Matthieu Paris en l'an 1219, on pouvait l'éteindre avec du vinaigre & du sable. Les Français y parvinrent plusieurs fois en l'étouffant avec adresse, & en empêchant la communication de l'air extérieur, par des peaux humides d'animaux nouvellement écorchés, qu'on jetait dessus. Aussi lit - on dans la même histoire de Joinville,

« Et incontinent fut éteint le feu grégeois par cinq hommes que avions propres à ce faire.»

Enfin l'invention du feu grégeois s'est perdue an moyen de la poudre à canon qui lui a succédé,


MAXIMUS
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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Lun 13 Déc 2010 - 15:05




Démonstration dans ce film d'une attaque au feu grégeois,

dont se sont servis moults guerriers dans l'histoire.


MAXIMUS,
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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mar 14 Déc 2010 - 12:12

LA JUSTICE AU MOYEN AGE

Quelle horreur Sad



L'homme médiéval, vit dans un monde fragile,la crainte des vivants, mendiants, vagabonds,colporteurs, tous les exclus, souvent redoutés. Des croyances ancestrales, la peur du diable au travers de la sorcellerie, ajoutée aux craintes de la religion elle même,à celle de l'enfer.

Le Bas Moyen- âge Constitue une période particulière. Système de Justice pénale, instauré par et pour le Pouvoir, afin d' éliminer toutes formes de Justice privée.

La peine elle même devient l'affaire de l' Etat et non de l'individu.
Saint Louis rend la justice et libre à lui de conclure et d'agir à sa guise.
Il décrète que les poursuites envers certains criminels sont un devoir public.
Le roi disait lui même, qu' on ne puni pas le malfaiteur pour lesméfaits mais pour l'exemple. .
Le crime quelque soit la gravité a toujours la possibilité d' être gracié.
En exemple le viol de servantes commis par des jeunes bourgeois de la ville, est le plus souvent impunis.





Le fouet

Il est infligé sur la place du Châtelet.
Infligé à Paris, pour le vol qui peut se traduire par un bannissement, le malfaiteur est mené dans les rues, aux sons des trompes.





" l' Amende "

En premier nous avons " l' Amende ", infligée en fonction de la gravitédu crime. Les sommes de dédommagement, sont versées au trésor de la ville ou au Souverain, ( rien au plaignant ).




La Prison
La prison pour l'homme du moyen age est la mort assurée.
La,peine de prison dés le départ est d'une durée illimitée, qui correspond à la hauteur de l'amende ou à la nature du crime commis.Réservée aux " Fonctionnaires de la justice et du Trésor, aux personnes,qui ne respectent pas les règlements ducommerce.







Ultimun supplicium
La peine de mort, s' accroît au début du XV ème siècle.
Dans les années à Paris de 1388 à 1392, 87% des voleurs capturés sont pendus.

* Pour la Justice médiévale, le premier devoir consiste à préserver des criminels la société des gens honnêtes. Pour les crimes particulièrement graves, les criminels finissent sur le billot, au bout d' une corde, ou, sur le bûcher.

* Pour comprendre comment se déroule une exécution capitale au Moyen Age.

La sentence de mort est prononcée, l' exécution est immédiate,qui va se dérouler suivant un rituel strict et selon le rang social du condamné.
Les Nobles
sont décapités avant d' être "pendus". Ils gardent leurs vêtements distinctifs,

* En ce qui concerne les "roturiers"ceux ci n'ont pas la tête tranchée, sauf intercession de la famille, car il y va de son honneur. Seule la pendaison infamante leur est réservée.

Le spectacle de l'exécution capitale reste un grand moment de la vie médiéval.
La rue, qui conduit au supplice est un rue étroite, et boueuses où mal pavée,encombrée d'immondices, saturée d'odeurs fortes peu agréables.





Lieu, où s'exerce quantité de métiers, le tout rythmé par les cloches de l' église du quartier,les cris de marchand d'eau,de colporteur du "crieur public",qui annonçait les mariages, les programmes des foires, les exécutions publiques.

*La "rue Saint Denis" est une rue très peuplée, des cabarets malfamés, mais fréquentés volontiers des gens de lettres, Villon, Boileau, Racine, Molière , animé par un public abondant, surtout en période d' exécution.

Cette foule peut être aussi sollicitée lors des arrêts du cortège en général aux carrefours pour insulter le condamné, lui jeter des pierres ou de la boue de la rue. en criant :

il était crié: < Battez fort et n'épargnez pas ce paillard, car il a bien pis desservi !!!>

La charrette arrive sur le lieu de l'exécution et là un "Responsable de Justice crie l'acte d'accusation,

< le dicteum > au peuple qui l'écoute. Puis le bourreau fait son office.

*La foule est là, terrorisée, pour être dominée, pour prendre exemple, tout en la faisant participer à l'exécution.


La charette,

Le condamné est placé dans une charrette, la charrette d' infamie, celle de la boue des rues et des ordures..
La foule est sollicitée pour insulter le condamné,on lui jette des pierres et de la boue.
A Paris la décapitation se fera aux "Heaumerie", ( rue Saint Denis ) où se trouve l' estrade sur laquelle le condamné est attendu. Si celui ci est noble, au pied du billot, une " toile légère " sera placée, pour permettre au condamné de s'agenouiller.
S' il s' agit d' un roturier, on jettera simplement une " botte de paille " à terre.

C' est à ce moment de l'exécution, qu'un " Responsable de la justice ", crie l' acte d' accusation " le Dictum " au peuple, qui fait silence en fonction de la solennellité du moment, mais aussi dans l'attente d' un évènement inattendu tel, l' échelle du bourreau qui se casse,ou le bourreau lui même, qui rate une première fois, la preuve serait faite de " l'intervention divine ". Dans ce cas, la foule demanderait la vie sauve du condamné. Mais rares, sont ces circonstances très exceptionnelles , pas toujours accordées.






La pendaison aux portes de la ville "

En fin du XV ème siècle, l'éclat des supplices devient terrorisant des gibets placés en dehors de la ville à proximité des murailles ont un effet dissuasif. Nous avons les villes d' Arras et d' Amiens, qui se trouvent ainsi, ceinturées de cadavres...

La Pendaison

La pendaison devient le moyen d' exécution le plus utilisé pour les criminels de droit communs, à laquelle n' échapperont pas ceux qui sont décapités y compris quand une partie de leurs membres reste fichés sur des lances pour être présentés sur des Places publiques ou aux portes de la ville. Ce qui reste de leur corps est pendu au gibet où il est parfois mis en sac.



A cette époque la technique était rudimentaire. Le condamné les mains liées dans le dos, était assis sur le fait du gibet, on lui passait la corde au cou, puis il fallait le faire basculer en arrière.

Cette méthode resta en vigueur jusqu' à la fin du moyen âge.

Au XV ème siècle se développa et se mit en place une Justice royale, codifiée. Il fallait réglementer la pendaison et en confier l'exécution à des < personnes qualifiées >.

Les femmes peuvent être pendues comme les hommes, mais elles sont plus facilement enfouies vivantes, dans une fosse au pied du gibet.... Après les exécutions, les corps étaient laissés à pourrir sur place au vu du peuple, à titre dissuasif.





La crémation *
La crémation s' adresse ...

Au Sorcier et sorcières,

Aux hérétiques,

Aux homosexuels

Aux juifs

Aux Faux-monnayeur

A l' inceste

Les exécutions ont lieu sur une place plutôt exigu , quelques boutiquiers échoppes, la Ha ll aux draps, voisinent avec le < Pilori >.. Le cimetière empiète sur cette Place, le tout dominé par l' Eglise, le lieu est sommes toute assez fréquenté.

Conduit en " l'Hôtel de Ville ", où il est marqué au "fer rouge " sur le front, puis ont le transporte, jusqu'au " Carreau du Temple " ou il est "marqué au sein droit" le chemin se poursuit en direction de la "rue au Juifs" la "marque sera sur le sein gauche",




rue des Halles ) où la dernière marque sera "appliquée sur le dos".




Le criminel est arrivé, il est déshabillé, on lui met ou pas, une chemise soufrée,on le fait monter sur les rangs de fagots, au bas du poteau.
On lui attache le cou avec une corde, le corps est maintenu au milieu du poteau par une chaîne de fer, les pieds sont liés avec une corde.
On bouche l'endroit par lequel il est entrée et on y met le feu.
Pour qu' il ne sente pas la douleur du feu, sans qu' il s'en aperçoive, les exécuteurs se servent d'un , qui leur s permet de ranger les fagots. C'est la pointe de ce croc,qui va percer le coeur du condamné,qui meurt instantanément.




Bouillis dans un grand chaudron


En revanche les faux-monnayeurs, sont en principe bouillis dans un grand chaudron.







Supplice de la tombe (un acte rare)

L'enterrement vivant fut pratiqué très rarement, on le rencontre surtout chez les "Goths" contre les "pédérastes" et sous le règne de "Pépin le bref "pour punir les" juifs".



















Supplice de l' estrapade
Le Bourreau lie les mains de la condamnée, lui coupe les cheveux. * La Condamnée est placée sur une échelle, attachée.* Le Bourreau, lui jette de l'alcool sur la tête et y met le feu. Les cheveux doivent brûler jusqu' à la racine. * Il lui place des morceaux de soufre sous les bras, autour du cou et les enflamme.













LE JUGEMENT

Le Jugement est prononcé, devant la "Maison de force" en présence des nobles hommes, du "Lieutenant Podestat" du "Seigneur Mayeur", de sa Justice et de la patiente.








Aujourd'hui

Au fil des siècles toutes ces peine disparaissaient .
En 1981 la peine de mort est abolit par Robert Badinter * Garde des Sceaux



MAXIMUS



Dernière édition par maximus38 le Mar 14 Déc 2010 - 16:56, édité 1 fois
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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mar 14 Déc 2010 - 12:21

PIAZA GRANDE ARREZO ITALIE

Tribunal du 12 ème Un des plus momnuments italien....



MAXIMUS,
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samsara



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MessageSujet: la paix !    Mer 15 Déc 2010 - 1:29

Maximus !

Magnifique ! que cet opus sur la justice du moyen âge ...

Et bien que de chemins parcourus et tortueux depuis pour arriver un jour à la paix : Que l'abolition de la peine de mort du noble sieur Robert Badinter !

qui dit en gros essentiellement que :

" La vie est donnée par le DIVIN ainsi elle ne peut être reprise par L HOMME "

Donc acte !

Parmi tous ces " merveilleux suplices de tortures " du moyen âge, on ne sait vraiment lequel choisir....il y a trop de choix !!!!!

sourire ...

Je connais certaines rues de Lutèce comme celle de Saint Denis qui est aujourd'hui le quartier des filles de joie... !
Le quartier du châtelet à Paris à l'époque là c'est le poumon du moyen âge !
Là c'est le quartier des bouchers, çà grouille de vie, de mort, çà pue à chaque rues !
C"est là aussi qu'est le cimetière des innocents avec ses charniers à ciel ouvert...
Ainsi, c'est à cette époque que les parfurmeurs commencent à être très recherchés et pour cause ! de véritables rois, ils sont d'origine italienne...
Si vous avez vu le film ou lu ce livre troublant " le parfum " vous en saurez plus ... ( bien que c'est deux cent ans plus tard après le moyen âge ...)



Samsara
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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mer 15 Déc 2010 - 13:22



CONDITION DE LA FEMME AU MOYEN AGE

bon moins terrible que la justice avant dernier opus... :heart:



MAXIMUS,

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Le mariage

Le consentement des deux conjoints est nécessaire.

La cérémonie est sacralisée, bénie par un prêtre (mais il peut y avoir des exceptions).

Pour protéger la femme contre son mari, il est ordonné à celui-ci de lui constituer un douaire, un capital, dont le montant est fixé au tiers ou à la moitié de ses biens selon les régions.
A la mort de la femme, le douaire revient aux enfants de son époux, même si elle est remariée.

La répudiation est interdite.

L'adultère est sérieusement condamné.

Le divorce n'est autorisé qu'en trois cas après une enquète de moralité effectuée par un prêtre et la consultation de témoins :
- la stérilité ou l'impuissance ;
- la consanguinité étendue au 7° degré de parenté ;
- l'ordination ultérieure de l'un des conjoints (de nombreuses femmes furent obligées d'entrer au couvent à une certaine époque. Charlemagne, pour former des alliances, n'hésita pas à utiliser ce procédé).

En Ecosse, la cérémonie peut se passer de la bénédiction d'un prêtre. Il suffit que les deux conjoints affirment devant témoins être mari et femme pour que le mariage soit effectif.

Les droits

Les femmes du petit peuple et les bourgeoises jouissent d'un assez grande liberté. Majeures à douze ans, elles sont libres de gérer leurs biens, de se marier, de voter même !
Bien des métiers leur sont accessibles.
Pour la femme noble, il en va tout autrement.
Dans l'univers violent, agressif, essentiellement viril des châteaux, elle ne compte guère. Son sort est lié à la terre, seule garantie du pouvoir. Ainsi est-elle une monnaie d'échange pour les seigneurs qui désirent accroître leurs biens et assurer une descendance.
Les fillettes sont promises parfois dès leur naissance à des hommes souvent bien plus âgées qu'elles. Leur rôle est pourtant non négligeable puisqu'en l'absence de leur époux qui, lorsqu'il n'est pas en guerre, s'adonne à la chasse, c'est à elles de gérer et d'administrer leurs biens.


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L'amour courtois

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On ne se marie jamais au mois de mai. Lors des fêtes de mai, garçons et filles se réunissent pour chanter et danser dans les prés.
Pour célébrer le retour du printemps, les hommes et les femmes se courtisent librement.
Les jeunes gens élisent leur reine, une femme mariée, qui se choisit un partenaire autre que son " jaloux " de mari.
Dans les châteaux les liens du de la parenté sont renforcés. La femme règne en maîtresse sur le petit monde des chevaliers et des écuyers, célibataires. On aime se distraire et les fêtes sont nombreuses: mariages, tournois, adoubements,...

Le prestige de la DAME, l'épouse du seigneur est considérable dans le coeur des guerriers. Elle cristallise leurs rêves, leurs désirs, leurs espoirs. Le chevalier doit se montrer prêt à mourir héroïquement pour son amie, alors que celle-ci est censé le protéger par son amour et lui inspire vaillance et courage.
Mais l'union des coeurs devient le principe de toutes les vertus.
L'amour devient un art, une mystique, une exaltation de l'âme et une délicieuse souffrance.

REGLES DE L'AMOUR COURTOIS

Le mariage ne doit pas empêcher d'aimer

Qui n'est pas jaloux ne peut aimer

On ne peut accorder son coeur à deux femmes à la fois

L'amour augmente ou diminue, il se renouvelle sans cesse

L'amant ne peut rien obtenir sans l'accord de sa dame

L'homme ne peut aimer qu'après la puberté

A la mort de son amant(e), un délai de deux ans est nécessaire avant de s'adonner à un nouvel amour

Personne ne doit être privé de l'être aimé sans la meilleure des raisons

On ne peut aimer sans y être incité par l'amour

Amoureux n'est pas avare

L'amant doit aimer une femme de condition supérieure à la sienne

Le parfait amant ne désire d'autres étreintes que celles de son amante

L'amour doit rester secret s'il veut durer

La conquête amoureuse doit être difficile : c'est ce qui donne son prix à l'amour

Le parfait amant pâlit en présence de sa dame

Quand un amant aperçoit l'objet de son amour, son coeur tressaille

Un nouvel amour chasse l'ancien

Seule la vertu rend digne d'être aimé

Lorsque l'amour diminue, puis disparaît, il est rare qu'il reprenne vigueur

L'amoureux vît dans la crainte

La jalousie fait croitre l'amour

Lorsqu'un amant soupçonne son amante, la jalousie et la passion augmentent

Tourmenté par l'amour, l'amant dort peu et mange moins

L'amant doit agir en pensant à sa dame

Le parfait amant n'aime que ce qu'il pense plaire à sa dame

L'amant ne saurait rien refuser à celle que son coeur a élue

L'amant n'est jamais rassasié des plaisirs que lui apporte sa dame

Le plus petit soupçon incite l'amant à soupçonner le pire chez sa bien-aimée

Amour ne rime pas avec luxure

Le véritable amant est obsédé sans relâche par l'image de celle qu'il aime

Rien n'empêche une femme d'être aimé par deux hommes et un homme d'être aimé par deux femmes

Epuré du réalisme de l'amour chevaleresque, la Fin'Amor répond à quelques critères.

L'amour est obligatoirement adultère.
Les mariages nobles n'étant pas une affaire de sentiments, la passion ne peut être trouvée qu'ailleurs. L'échange des coeurs, la fidélité promise, n'engage alors plus les biens, mais les personnes.
L'amour exige le secret, pas seulement pour son caractère adultérin, mais aussi parce qu'il est une chose trop grave pour être divulgué.
La dame est toujours de condition supérieure à celle de son amant, un chevalier célibataire.
L'attitude de ce dernier, calquée sur le système féodal, doit être pleine d'humilité, de réserve et de soumission. Il est son " homme-lige ", son vassal, d'une loyauté et d'une fidélité sans faille.
En retour, la dame et l'amour ont le pouvoir d'inspirer au chevalier toutes les vertus, valeur morale et parfaite courtoisie.
[Croyance : seul l'amour peut mener l'homme à la perfection morale puisqu'il engendre et développe toutes les vertus.]
La dame est lointaine, inaccessible, nimbée de mysticisme.
Dans sa conquête amoureuse, le chevalier est confronté à des obstacles, des épreuves ; ce peuvent être : le mari jaloux, l'éloignement de la personne,... Il faut être prêt à mourir pour l'élue. En retour, la dame accorde à son amant un baiser, une étreinte, ou la joie d'admirer sa nudité.
La chasteté est la fois l'épreuve et la récompense suprême : la petite cérémonie de l' assag (l'essai). Elle donne à la dame le moyen de vérifier dans qu'elle mesure son ami est capable de la respecter, alors que, couché à côté d'elle, il est dans une situation extrêmement tentatrice.
Tous les subterfuges érotiques sont autorisés, à condition de ne pas en venir au fait (baisers, étreintes, caresses).
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Meilleures correspondances pour amour au moyen age
L'amour devient un art, une mystique, une exaltation de l'âme et une délicieuse souffrance. REGLES DE L'AMOUR...


MAXIMUS
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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mer 15 Déc 2010 - 13:32

Mesdames un petit bond en arrière de mille ans?







MAXIMUS,
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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Jeu 16 Déc 2010 - 11:58

Suite le jour J est arrivé,

La toilette de l'épouse

La chemise, en fine toile de lin, est blanche « comme fleur des prés » avec une légère teinte de safran qui n'est pas désagréable. Son luxe ne consiste qu'en petits plis ou « rides » d'un effet charmant. Elle n'est pas même ornée d'une broderie d'or aux manches et au cou, car Aélis s'est souvenue du prédicateur qui tonnait, l'an passé, si fort contre le luxe de l'habillement féminin et prétendait que certaines chemises coûtaient plus cher que le surplis d'un prêtre !
Sur cette chemise. Aélis revêt cette sorte de robe qui forme l'élément principal du costume des femmes, comme de celui des hommes : le pelisson hermin. C'est une très fine fourrure d'hermine enfermée entre deux étoffes, de façon à n'apparaître qu'aux bords du vêtement, aux manches et au cou. L'une de ces étoffes, celle qui touche directement la chemise et que l'on ne voit pas, est de la soie, un cendal de haute valeur. Il est, pour Aélis, de rouge foncé, presque violet. Un léger galon d'or pare le bout des manches qui sont serrées au poignet, et le bas de la jupe, qui s'arrête à la cheville. Une passementerie semblable agrémente l'encolure que l'on appelait tout bonnement la goule du pelisson. Le vêtement, assez étroit et ajusté, n'est pas toujours d'un effet gracieux. Il engonce au point qu'on a dû supprimer la fourrure du corsage et de la jupe pour ne laisser un peu d'hermine qu'à l'encolure et aux manches. Le pelisson a tourné à la robe. Il est d'ailleurs couvert de la tunique de dessus, le bliaut, qui le cache presque tout entier. Ici, le luxe éclate. C'est le vêtement des grandes fêtes qu'on ne porte pas plus de vingt fois par an. Cette belle tunique, très légère, en soie verte brochée d'or, descend presque aussi bas que l'habit du dessous. Les manches, très larges et fort longues, traînent jusqu'à terre et l'on voit, par-dessous, les manches ajustées du pelisson avec leur étoffe violette et leurs galons d'or. Le corsage du bliaut est collant, avec un petit décolletage carré sous lequel on aperçoit la goule de la robe fourrée. La jupe, fendue par derrière, est à tout petits plis. Entre le corsage et la jupe, une pièce d'étoffe souple et légère, très ajustée, épouse étroitement les hanches et le ventre. Cette « pièce de milieu » se lace par derrière comme le corsage lui-même dont elle forme le prolongement et est serrée autant qu'il est humainement possible! Toute 1'encolure de ce bliaut d'apparat est ornée de larges galons d'or; les manches, munies du même galon, sont tailladées et coupées. Mais ce qui frappe surtout, c'est la ceinture, magnifique, jetée négligemment sur les hanches et qui retombe par-devant jusqu'au bas du bliaut. Un orfèvre y a enchâssé des topazes, des agates, des escarboucles et des sardoines (2).
Pendant le temps qu'elle s'habillait, Aélis s'était contentée d'une chaussure découverte destinée à la chambre, ses eschapins, il lui faut maintenant mettre ses souliers de noces, deux petits souliers très étroits, à bec pointu, en beau cuir de Cordoue brodé d'or. Sur sa tête, elle ajuste un petit voile circulaire et sur ce voile (difficile à bien fixer), on lui pose son cercle d'or garni d'émeraudes et délicatement émaillé, véritable couronne qui le voile fait délicatement ressortir. Adieu, les simples chapels de roses qu'elle portait jadis su temps de la Pentecôte et qui coutaient si peu.
C'est fini, la toilette de noce est achevée. Un dernier regard sur le miroir. Aélis n'est pas mécontente de son chef-d'oeuvre. Elle sait bien qu'elle ne le portera qu'aux grands jours de fête et qu'il finira, quand il sera usé, en quelque pauvre moutier où il servira à faire chasubles et chapels. Elle sait bien que, chaque jour, elle se contentera d'une bonne cotte de laine ou de drap, d'un bliaut tout d'une pièce serré aux fiants par une simple cordelette, une guimpe sur la tête et, aux pieds, des souliers qui ne seront pas brodés. Mais, pour ce jour solennel, elle se réjouit d'être belle.


La toilette de l'époux

Aidée de ses servantes, de sa mère (qui ne la trouve jamais assez belle), de son miroir, Aélis n'a guère mis que quatre heures à s'habiller! Il en a suffi d'une à son mari pour procéder à sa toilette. Mais, malgré sa nature vive, notre jeune chevalier a aujourd'hui des trésors de patience. Son costume a pourtant plus d'une affinité avec celui d Aélis. Comme Aélis, il porte chemise, pelisson, manteau et chapel. Ses jambes sont couvertes de chausses en soie brune qu'il a fait venir de Bruges. Sa chemise est de belle toile blanche, solide et fine. Son « pelisson hermin » est semblable à celui qu'Aélis porte tous les jours. C'est de la pelleterie enfermée entre deux étoffes, 1'une de toile, l'autre celle qu'on porte au-dehors, de soie : un beau paile rouge incarnat, broché d'or, avec des gueules d'hermine à l'encolure et de larges galons d'orfroi au cou et aux manches. Le bliaut est une tunique, moins longue que le pelisson et qui n'a pas plus de quatre pieds de haut. Elle est en soie légère, en cendal bleu foncé. Ses manches sont serrées au poignet et évasées en haut du bras. Des orfrois, bien plus larges que ceux du pelisson, décorent non seulement ces manches, mais le bas de l'encolure qui est munie d'une fente verticale. Sous le galon, le bliaut est entaillé ou, pour être ici plus exact, gironné (3). Le manteau, qui est demi-circulaire, est doublé de fourrure : car c'est là le grand luxe et, dût-on suer à larges gouttes, on met partout du vair et du gris, de l'hermine et de la martre. La soie de ce manteau est la même que celle du pelisson : même grain, même couleur. Sur le devant et au bas, à droite et à gauche, éclatent quatre pièces carrées, très riches, qui sont brodées d'or et sur lesquelles on a jeté des pierres fines : ce sont les tasseaux. Une agrafe retient élégamment ce splendide vêtement sur l'épaule droite.
Reste la tète, la jeune tète bouclée qu'il faut parer. Nore baron entoure son front d'un chapelet auquel il a voulu donner la même forme qu'à celui d'Aélis, il l'a fait incruster des mêmes émeraudes, orner des mêmes émaux.
C'est fini : la toilette de noces est achevée. Les deux jeunes gens sont prêts à partir.


La cérémonie

L'église n'est pas loin et les cloches tintent joyeusement. Nos mariés ont décidé de s'y rendre, selon l'usage, à cheval. Le cortège s'organise devant le perron. En tête, s'avance un groupe de jongleurs formant un véritable orchestre : vielles, flûtes et harpes. Les joueurs sont déjà de belle humeur, car, si 1'Eglise exige des fiancés qu'ils se marient à jeun, elle n'astreint pas les jongleurs à une telle pénitence.
Aélis, après avoir mûrement réfléchi, a choisi une mule, monture généralement adoptée par les dames de son temps. Rien n'est plus charmant que la bête qui l'attend : c'est une belle mule noire au magnifique harnachement. La sambue (la selle) est ornée d'ivoires incrustés d'or ; la couverture est en samit écarlate. Sur le frontail éclate une escarboucle qui brille la nuit et passe pour préserver de toutes les maladies. Le poitrail est muni de trente grelots d'argent et, quand la bête se met en marche, toute cette sonnetterie est agréable à entendre.
Derrière, se tient le mari, bien campé sur son palefroi qui piaffe, sur sa selle émaillée de fleurettes d'azur, avec ses heuses (4) de cordouan qui recouvrent et préservent ses soullers brodés d'or. Près d'eux leurs mères, montées sur des mules affeutrées (5), le grand-père d'Aélis (elle a perdu son père), puis, deux par deux, trois par trois, les parents et les amis, revêtus de la magnificence des mêmes costumes, les femmes en bliaut d'apparat, les tresses blondes étalées sur leurs manteaux de soie, le cercle d'or au front. Sur une sorte de char peint à fleurs sont assis les plus vieux invités. Tout le long du chemin, les vassaux, les paysans, les bourgeois venus de la ville, regardent passer le cortège.


Le moment du départ est arrivé.

L'église est au sommet de la colline. Nos gens descendent de leurs montures pour gravir la côte. Le grand-père d'Aélis « en sa brace la prent ». Le chemin et les marches qui mènent au moutier ont été couverts de glaïeuls et de roses qui répandent un parfum pénétrant. Les conversations vont leur train. Les rires s'entrecroisent gaiement. Soudain tout cesse, le prêtre a paru. C'est sous le porche qu'a lieu en effet le véritable mariage et les cérémonies de l'église n'en seront que le complément et la parure. C'est sous le porche peuplé de statues de pierre, en présence de nombreux témoins, que les deux fiancés vont donner à leur union leur libre et solennel consentement. Le prêtre pose les questions qu'exige la sagesse de l'Eglise
« Vous avez l'âge voulu. Vous n'êtes point parents. Vous êtes chrétiens tous deux. Vos parents consentent. Les publications ont été faites, et les bans proclamés trois fois dans l'église paroissiale, pendant l'office. Personne ne s'oppose à votre mariage. Vous avez des témoins. Quelques centaines, dites-vous ? Deux auraient suffi. Nous sommes en un temps liturgique où l'Eglise permet la célébration des noces. Tout est bien, et il ne me reste plus qu'à vous demander solennellement votre consentement au mariage. C'est le moment de vous recueillir, de vous dire en vous-mêmes que vous allez avoir de grands devoirs à remplir, et de penser à Celui qui, pour bénir d'avance tous les mariages de ce monde, assista aux noces de Cana. Priez. »
D'une voix forte et qui porte loin, le prêtre leur demande le consentement sacramentel et l'on entend les deux jeunes voix qui répondent : « Oui, je, Henri, te prends pour femme. - Oui, je, Aélis, te prends pour mari. » Les deux époux ont la main droite dans la main droite. Ils sont mariés.
C'est alors - parce qu'il faut songer ici aux intérêts temporels - qu'on donne lecture du contrat de douaire et des divers éléments dont se compose la dot de la femme. Puis, les deux époux et leurs familles se mettent à distribruer des deniers aux pauvres qui attendaient avec impatience ce moment. Ensuite a lieu la « dation » de la femme à son mari par son père et par sa mère. Pour Aélis, c'est sa mère, veuve, qui s'avance vers le jeune baronet lui donne sa fille. La main nue de l'époux presse alors la main de l'épouse : « A tout jamais dans la foi de Dieu et dans la mienne, saine ou malade, je promets de la garder. »
Vient ensuite la cérémonie de l'anneau. Quand le prêtre est sorti de l'église, il tenait un livre entre les mains et, sur ce livre, un anneau d'argent qui brillait au soleil. Cet anneau, il le bénit, ou bien (selon les diocèses) l'asperge d'eau bénite et récite sur lui cette prière : « Que le Créateur et le Conservateur du genre humain, que le Donneur de la grâce et de l'éternel salut, fasse descendre sa bénédiction sur cet anneau. » Alors l'époux prend le cercle d'argent et le met successivement à trois doigts de la main droite de sa femme en disant tout à tour Au nom du Père ; puis, du Fils ; puis, du Saint Esprit. Et il le glisse enfin à un des doigts de la main gauche. C'est là qu'Aélis le portera jusqu'à sa mort, en signe d'affection et de fidélité. Et, en le glissant définitivement, il prononce ces paroles : « De cet anneau je vous épouse; de mon corps, je vous honore; de mon bien, je vous doue. »
Suivant la vieille coutume franque, le marié offre alors symboliquement à son épouse le sou et le denier (c'est le dernier souvenir du rite de l'achat).
Il place délicatement dans la bourse d'Aélis trois deniers neufs.
Les portes de l'église s'ouvrent alors à deux battants. Les mariés s'avancent entre deux haies d'amis et de curieux. Arrivés au milieu de la nef, ils se prosternent et restent ainsi inclinés quelques instants tandis que le prêtre les bénit
« Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob, jetez dans l'intelligence de ces deux jeunes gens les semences de la vie éternelle. » Puis, s'adressant au jeune couple : « Que Dieu vous bénisse et vous apprenne lui-même à lui être agréables clans votre corps et dans votre âme. » Là-dessus, les deux époux se relèvent et sont conduits dans le choeur, tous deux près l'un de l'autre, la femme à la droite de son mari. La messe commence.
A l'Offertoire, les deux époux, cierge en main, font leur offrande. Après le Sanctus, ils se prosternent de nouveau pour recevoir la bénédiction solennelle du prêtre. C'est alors que quatre jeunes barons étendent un voile de couleur pourpre au-dessus de la tête des mariés.
C'est un rite antique et jadis un voile enveloppait entièrement le jeune couple, symbolisant la délicatesse avec laquelle les époux devront cacher leur amour que Dieu bénit.
La messe s'achève. L'Agnus Dei vient d'être chanté. Mais voici encore une scène charmante. L'époux s'avance à l'autel et reçoit du prêtre le baiser de paix. Il le reporte à sa jeune femme qu'il embrasse délicatement au milieu du sanctuaire, au pied du crucifix.
On sort de l'église à travers une foule compacte et bruyante. Les jongleurs prennent de nouveau la tête du cortège.
Dames et chevaliers remontent sur les mules et les chevaux. La route est toute tapissée de feuillages verts. Dans les « encensiers », les parfums brûlent en plein air.


La fête

A un carrefour de la route, toute une cavalcade vient au-devant des nouveaux époux. On s'embrasse, on rit, et les deux cortèges réunis se dirigent vers le château où tout est prêt pour les recevoir. C'est dans la grand'salle, la salle pavée, que la réception a lieu. Depuis plusieurs jours, on l'a disposée et parée à cet effet. On l'a badigeonnée et peinte de nouveau. On a couvert les murs de tapisseries et de pièces de soie rouge et verte. Le pavé est jonché de roses et de joncs. Elle est superbe, cette salle, et le cortège y fait une entrée solennelle. Deux par deux, les mariés, leurs parents et leurs amis s'avancent vers le perron et en montent lentement les degrés.
Toutefois, on ne dîne pas dans la salle, mais dans la prairie voisine, sous la tente. Les invités sont très nombreux, car plus on a de grands personnages à ses noces, et plus on est fier.
On distribue des cadeaux aux invités bliauts, manteaux, hanaps. Et c'est à peine si notre chevalier trouve un instant pour se réfugier dans sa chambre et... embrasser sa femme !
Les trompettes qui sonnent annoncent que le dîner est prêt. Les tables sont dressées sous des tentes. La plus belle d'entre elles, toute de soie bleue, est destinée aux nouveaux époux, à leurs parents les plus proches, aux invités les plus illustres. On se place peu à peu. Les sénéchaux portent des paons rôtis sur des plats d'or. Derrière les jeunes mariés, assis l'un à côté de l'autre, se tiennent deux chevaliers qui ont tenu à honneur de les servir. Ils remplissent les deux hanaps que l'époux leur tend. La belle « au clair visage » y trempe ses lèvres en même temps que son mari.
Les plats défilent et ils sont innombrables. On parlera longtemps de ces noces dans le pays ! Groupés dans un coin, les jongleurs jouent leurs plus beaux morceaux, font quelques tours pour attirer l'attention. C'est seulement à la fin du repas que l'on commence à chanter et à conter.
Puis on passe aux chansons à boire. Et celles-ci sont assez gaillardes, car nos aïeux ne détestaient pas le mot cru et les femmes ne s'effarouchaient pas des grivoiseries.
Les convives se lèvent de table (ils y sont depuis trois heures), bruyants et lourds. Les damoiseaux et les bacheliers vont d'un côté, les dames de l'autre. Les premiers se livrent à des joutes et l'on a pour eux disposé des quintaines dans le pré. Un peu appesantis par le vin, ils frappent souvent avec maladresse, mais sont les premiers à rire de leur échec.
Ailleurs, sous les arbres, il y a un bal. Les chevaliers prennent les dames par la main et l'on entre dans la danse : rondes chantées par les dames elles-mêmes. Un moment, tous les danseurs s'arrêtent pour voir Aélis danser avec son mari.

On se délasse en soupant. La nuit tombe.
A la porte de la salle, se présente un prêtre accompagné de deux clergerons. Il vient bénir la chambre nuptiale, le lit « paré d'un covertor ». Le prêtre, en étole, fait le tour du lit lentement en multipliant les bénédictions : « Bénissez vous-même ce lit nuptial, mon Dieu, afin que ces chrétiens reposent dans votre paix et vieillissent dans votre amour. Que la main de Dieu soit sur eux et qu'il fasse descendre du Ciel un de ses ancres pour être ici leur gardien en tous les jours de leur vie. » Puis il s'éloigne après avoir dit aux époux qui étaient restés agenouillés durant toute la cérémonie : « Soyez en paix, que Dieu demeure avec vous. »
Les dames couchent la mariée et se retirent. Les nouveaux mariés restent seuls.
La nuit furent ensemble, firent leur volonté. (Le Chevalier au Cygne.)
Imitons ici la discrétion de nos Chansons de geste.



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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Jeu 16 Déc 2010 - 12:06




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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Jeu 16 Déc 2010 - 12:10


SAMSARA CHRISTINA je vous invitoy à danser une petite labaladine,

bon ce qui est pour le vestimentaire, je ne me vois pas en collant (:

comprenez vous...




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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Jeu 16 Déc 2010 - 21:25













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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Jeu 16 Déc 2010 - 21:36














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samsara



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MessageSujet: QUE LA FETE COMMENCE !!!   Jeu 16 Déc 2010 - 23:37



La baladine

Messire oui dansoyons la baladine !
Mais vous regardant de près je ris !
Quand je vois vos collants qui boudinent
vos cuissots et vos précieuses parties…

Etrange spectacle vous avouerez !
C’est bien étrange que cette coutume
mon ami ainsi qui vous affuble !
Après tout peu importe le costume !

Le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !
Entrons dans la ronde de la baladine
Que nous dansoyons bien en liesse !
Soyons ivres sans prendre de bibine !


Gentles dames et vous gourgandines !
Venez entrez dans cette folle danse...
Savez vous qu'avec l’amour on ne badine ?
Venez ici entrez ! et vous serez en transe...

Et que le diable mène le bal !
Et qu’il amuse divinement la galerie !
Avec sa légendaire façon triviale !
Que la fête commence !!! Je ris !


Samsara







Dernière édition par samsara le Sam 18 Déc 2010 - 0:59, édité 3 fois
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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Ven 17 Déc 2010 - 11:44


Souvenirs,

Baladin chanté par monsieur BOURVIL, inoubliable





MAXIMUS,
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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Ven 17 Déc 2010 - 13:11



Le bas moyen age,





Bas Moyen Age
Contribution de Elisabeth Féghali
Autres


Le Bas Moyen Age (1300 et jusque vers 1450 )

Ces siècles connaissent une succession de crises :

des calamités naturelles avec un climat plus froid,
récoltes moindres,
famines (1347)
épidémies : la grande peste ou peste noire qui apparut en Italie en 1347, se propagea en France pour contaminer toute l'Europe de 1348 au milieu de l'année suivante, elle reparut pour plusieurs mois encore en 1361.

La guerre de Cent ans (1337-1452) qui opposa la France et l'Angleterre. Le conflit qui s'est étalé sur plus d'un siècle connaîtra pourtant des périodes de relative accalmie et des périodes de forte activité militaire : Azincourt.
La société féodale connaît de profondes mutations. Il s'agit surtout d'une remise en cause de la chevalerie qui se caractérise surtout par le déclin de l'esprit courtois : la noblesse est accusée de détruire l'esprit de courtoisie.
Même si en février 1401, la Cour d'amour est instituée par Charles VI, pour donner quelque loisir à la société en proie à l'épidémie de peste, il ne s'agit là que d'un divertissement.

Prise de conscience que tout ceci n'est que fiction et relève surtout de l'embellissement de la vie.


Du point de vue économique


Cette chute se caractérise également par le déclin économique et politique, liés à divers phénomènes :

promotion de la bourgeoisie.
Les officiers royaux ne sont alors plus recrutés parmi la noblesse mais parmi le clergé. Le métier des armes n'est plus le seul à ouvrir les portes de la noblesse : justice et finance anoblissent aussi bien que le métier des armes. Les nobles sont souvent ruinés, ils se doivent donc de composer avec les bourgeois.


En politique : opposition entre deux conceptions


celle qui se fonde sur l'idéal chevaleresque qui préside à l'art de gouverner les peuples (cf. le règne de Jean II le Bon (1350-1364) qui multiplie les beaux gestes inutiles, erreurs politiques)
une idéologie qui tend au réalisme politique, au pragmatisme, c'est-à-dire à ce que l'on appelait la prudentia, "la mesure".
Il y a donc une différence totale entre l'idéal chevaleresque et une politique plus sournoise, réaliste et pragmatique mais qui atteind son but.
Les chevaliers vont être contestés dans ce qui faisait leur propre justification c'est-à-dire leur supériorité sur un champ de bataille, c'est au moment de la guerre que va clairement se révéler le conflit entre les aspirations de l'esprit chevaleresque et la réalité. Avec les grandes défaites :

Crécy 1346,
Poitiers 1356,
Nicopolis 1396,
Azincourt 1415.
Elles montrent les désastreuses conséquences de l'esprit chevaleresque transposé sur un champ de bataille : conception désuète de l'art de la guerre, stratégie sacrifiée à l'esthétique, tactique de prudence qui est en fait une forme de lacheté et nombreux exemples de folie héroïque. Les ordres chevaliers se multiplient comme l'ordre de l'Etoile créé par Jean le Bon : les chevaliers ne devaient pas reculer de plus de 4 arpens devant l'ennemi. Ce geste héroïque a coûté la vie à de nombreux hommes. D'autres erreurs sont à noter et parmi les plus importantes : l'indiscipline des chevaliers français impatients d'engager le combat, volonté manifeste d'être au premier rang…


La chevalerie a périclité face aux besoins suscités par ces temps de guerre. On revient même à des ouvrages qui enseignent la bonne stratégie (romaine avec le Traité de l'Art militaire de Végèce IVè siècle) pour enterrer la chevalerie romanesque.

L'esprit chevaleresque est hermétique à l'apparition d'armes nouvelles, les français méprisent les archers (à l'honneur chez les anglais) car l'arc est utilisé pour la chasse et n'est pas aussi noble que l'épée. Il faudra attendre Charles VII en 1448 pour voir apparaître les francs archers (exonérés de certaines taxes), ils constituaient une forme sociale dangereuse car ils pouvaient s'opposer au pouvoir du roi, d'où leur nombre limité dans les villes.

L'artillerie à poudre apparue en 1340 se révéla assez peu efficace par sa puissance meurtrière mais elle provoquait un effet de surprise non négligeable, plus de peur que de mal : a esbahir les francois.

La métallurgie a fait de gros progrès, les canons ont tonné sur le dernier champ de bataille et avec succès en 1453 à Castillon-la-Bataille, ce qui mit fin à la guerre de Cents Ans.

Honoré Bouvet dans l'Aparicion de maistre Jean de Meung (1398), poème moral et satirique présenté par le biais d'un songe, constate que les français sont trop délicats d'où leurs défaites (Nicopolis, 1396, punition de Dieu envers leur attitude arrogante et déplaisante) et qu'il serait plus sage de recruter des paysans endurcis au travail plutôt que des chevaliers trop habitués au luxe, et il renvoie encore à Végèce.
Christine de Pizan, reprenant ses idées, suggère dans le Livre des fais d'armes et de chevalerie (1410) que cela se fasse parmi les charpentiers et les bouchers.


Décadence morale de la chevalerie.

La chevalerie est contestée, critiquée de partout et elle va en réaction se créer un univers de fiction. Premières critiques sont un cliché rencontré à toutes les époques, les vices :

habitude de jurer au nom de Dieu et de médire ;
oubli des droits envers Dieu et l'Eglise ;
débauche ;
arrogance et orgueil.
L'ordre de la chevalerie est sans ordre aucun.

En 1387, l'Arbre des batailles, ouvrage à caractère juridique d'Honoré Bouvet, traite de droit public mais il concerne surtout les droits de la guerre (troisième et quatrième parties). Ses principaux reproches sont la légèreté des chevaliers français qui pour se faire remarquer quittent la ligne de bataille, la cupidité, des actes de violence, la rapacité et des pillages systématiques :

"c'est pourquoi je ne l'appelle pas guerre mais pillerie et roberie"

Le plus condamnable reste le goût du luxe et la débauche qui s'étalait jusqu'alors, se manifeste désormais sur le champ de bataille



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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Sam 18 Déc 2010 - 10:02

Formidable destin d'une grande femme, mais bien triste fin....



Jeanne d'Arc, fille de deux paysans aisés ( Jacques d'Arc et Isabelle Romée), naîtra en Lorraine le 6 janvier 1412, dans la châtellenie de Vaucouleurs, à Domrémy. Le village , situé à la frontière tracée par le traité de Verdun, faisait partie de l'une des rares régions fidèles au Dauphin au Nord de la France . Jeanne, qui ne sait ni lire ni écrire, fréquentera l' église voisine de Notre-Dame -de-Bermont. Un de ses oncles était prêtre. Jeanne a treize ans lorsqu' elle entendra une voix qui lui disait : " Sois bonne et sage , et va souvent à l'église ". Elle apercevra ensuite, au milieu d'une grande lumière, l' archange saint Michel , puis sainte Marguerite et sainte Catherine . L'archange lui parlera "de la grande pitié qui était au royaume de France " et lui donnera l'ordre de "bouter les Anglais hors de France". Son père lui déclarera qu'il préférait la noyer que de la laisser aller parmi les gens de guerre . Elle s'adressera alors à Baudricourt , le capitaine qui commandait à Vaucouleurs, en ces termes : "Avant la mi -carême il faut que je sois devers le roi, dussé-je pour m'y rendre user mes jambes jusqu 'aux genoux". Domrémy est attaquée par les Anglais en février 1429.

Baudricourt fournira une épée et une escorte de six hommes d'armes à Jeanne, pour la conduire auprès de Charles VII à Chinon. Les habitants de Vaucouleurs se cotiseront pour lui fournir un cheval et une armure . Elle partira le 23 février, traversera les cent cinquante lieues de pays infestés de bandits, et arrivera à destination onze jours plus tard.

Le roi consentira à la recevoir au bout de deux jours . Il se cachera parmi les gens de sa cour . Jeanne se dirigera vers lui sans hésiter. Elle lui déclarera qu'elle était envoyée par Dieu pour le conduire à Reims , le faire sacrer roi, et pour chasser les Anglais. Elle lui récitera alors une prière qu'il avait faite mentalement quelques mois auparavant. Le dauphin, méfiant, demandera à des prélats, de s' assurer qu'elle était bonne chrétienne et non une sorcière . Jeanne répondra aux prélats, qui désiraient un signe : "En nom Dieu , je ne suis pas venue à Poitiers pour faire signe. Mais conduisez-moi à Orléans je vous montrerais le signe que je suis envoyée".

On vérifiera également sa virginité. Orléans, cité des premiers Capétiens et dernière place possédée par Charles VII au Nord de la Loire , résistait avec courage au siège des Anglais. Dotée d'une armure et d'un étendard à la devise "Jésus Maria ", Jeanne prendra la tête d'une escorte composée de capitaines et de jeunes princes de la cour parmi lesquels le duc d'Alençon, Gilles de Rais et La Hire.

Jeanne dictera une lettre aux chefs de l'armée anglaise dans laquelle elle les sommera de quitter la France. "Vous, archers, compagnons de guerre qui êtes devant la bonne ville d'Orléans, allez -vous-en, de par Dieu, en vos pays, et si vous ne le faites, attendez des nouvelles de la Pucelle qui vous ira voir avant peu, à votre bien grand dommage".

Jeanne arrivera devant Orléans le 29 avril . Elle sera accueillie par Dunois et attendra ses troupes jusqu'au 4 mai . Elle commencera par détruire certaines des treize redoutes construites par les Anglais pour interdire l' accès à la ville. La bastille Saint-Loup tombera le 4 au soir, une autre le 6. La plus importante redoute , la bastille des Tournelles ou des Tourelles, sera prise d' assaut le 7. Une flèche traversera l'épaule de Jeanne. Les Anglais abandonneront leurs derniers ouvrages le dimanche 8, abandonnant en grande partie artillerie et provisions. La délivrance d'Orléans aura un extraordinaire retentissement dans toute la France.

Charles V hésitera encore deux mois avant d'accepter de faire sacrer à Reims. La victoire de Jeanne à Patay le 18 juin, face au célèbre chef militaire anglais Talbot, finira par convaincre le roi. Les Anglais renonceront également à Jargeau, Meung, Beaugency. Leurs capitaines Salisbury, Suffolk et Falstolf, seront tués ou faits prisonniers.

Accompagné de Jeanne, le roi de France traversera la région située entre la Loire et Reims, aux mains des Anglais ou des Bourguignons . Il s'emparera de Troyes et arrivera à Reims le 17 juillet pour être sacré dans la cathédrale et devenir , selon Jeanne, " le vrai roi et celui auquel devait appartenir le royaume de France". Le nouveau souverain devra se contenter d'une couronne de remplacement, l'originale étant restée à Saint-Denis aux mains des Anglais. L'évêque de Beauvais, Cauchon, pair de France favorable aux Anglais, est absent.

Jeanne prendra la tête des troupes chargée de délivrer Paris. En chemin , Laon, Soissons, Château-Thierry et Compiègne repasseront sous le contrôle de la France. L' attaque de Paris aura lieu le 8 septembre. Jeanne, blessée devant la porte Saint-Honoré dont elle avait enlevé les ouvrages avancés, sera entraînée de force hors du champ de bataille . Les favoris de Charles VII redoutaient son l'influence en cas de victoire.

Ramenée sur la Loire et contrainte à l'inaction durant l'hiver 1430, elle parviendra à s'échapper printemps . Les Bourguignons assiégeaient alors Compiègne. Arrivée sur place le 23 mai, elle tombera de cheval alors qu'elle couvrait la retraite des siens. Devenue la captive de Jean de Luxembourg , elle sera vendue aux Anglais au prix de 10 000 francs d'or. Charles VII, sur les conseils de son entourage , n'interviendra pas malgré les nombreuses réactions de la population.

Jeanne sera conduite à Rouen 18 décembre 1430. Les Anglais, qui voulaient apporter la preuve qu'elle ne pouvait être celle à qui saint Michel avait demandé de les bouter hors de France, souhaiteront apporter la preuve de l'imposture. Ils souhaiteront ainsi ébranler la confiance de Français et compromettre le roi Charles qui s'était associé une fille de Satan . Ils demanderont à l'évêque de Beauvais, Pierre Cauchon, d'instruire le procès en sorcellerie . Jeanne dira alors à ses juges : " Vous écrivez tout ce qui est contre moi et vous ne voulez pas écrire ce qui est pour moi". Le procès durera quatre mois.

Jeanne restera détenue, les fers aux pieds le jour, attachée par une chaîne reliée à une grosse poutre , la nuit . Ses juges l'interrogeront sans relâche, parfois entre trois heures le matin et trois heures le soir. " Etes-vous en état de grâce ?" lui demandera Cauchon. Une réponse positive prouverait son l' orgueil diabolique , une réponse négative serait l'aveu de sa culpabilité. Elle répondra alors : " Si je n'y suis, Dieu veuille m'y mettre, si j'y suis, Dieu veuille m'y tenir". A défaut de la convaincre de sorcellerie, on l'accusera d' hérésie pour avoir porté des habits d'homme.

On la conduira au cimetière de Saint-Ouen et, la menaçant de mort , on lui dira : "Tu abjureras immédiatement ou tu seras brûlée aujourd'hui même". On lui promettra de la libérer des Anglais si elle abjurait. Epuisée et épouvantée, elle dira alors : "Je me soumets à l'Église". Elle s'engagera à ne plus porter d'habits d'homme . Ne sachant pas lire, elle signera un acte d'abjuration dans lequel elle reconnaissait être hérétique, idolâtre, schismatique et invocatrice des démons . Cauchon la condamnera à la prison perpétuelle "au pain de douleur et à l'eau d'angoisse" avant de la remettre aux Anglais. Ses gardes profiteront de son sommeil pour l'habiller en homme. Accusée d'être retombée dans sa faute, Jeanne venait de commettre une relapse passible du bûcher.

Elle sera conduite sur la place du Marché, entourée d'un millier de soldats , le mercredi 30 ami 1431, à neuf heures du matin. Attachée sur le bûcher, elle demandera que l'on tienne levée devant ses yeux la croix provenant de l'église voisine. Elle invoquera ses saintes et saint Michel durant son supplice. Les Anglais feront jeter ses cendres à la Seine.

Charles VII initiera le procès de réhabilitation de la Pucelle qui interviendra entre 1450 et 1456. Le souverain refuse d'attribuer l' origine de son couronnement à une sorcière. Les juges finissent par trouver un vice de forme dans la procédure du premier procès : "le matin de son supplice, dans son cachot, Jeanne avait pu se confesser et avait reçu la communion , avec l' accord de Cauchon. Relapse et excommuniée, elle n'y avait pas droit". La légende de Jeanne d'Arc pouvait alors se répandre dans toute l'Europe.



MAXIMUS


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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Sam 18 Déc 2010 - 10:11

JEANE D ARC LA PUCELLE DORLEANS










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samsara



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MessageSujet: quelques mots croustillants au moyen âge   Sam 18 Déc 2010 - 20:03



Les mots du sexe au moyen âge...


Nobles dames, preux chevaliers et autres misérables gueux du moyen âge !!!!!

Ceux là ils ne pensaient déjà qu'à çà...

Vu le riche vocabulaire médiéval sur le sexe, on est loin de l'image d'Epinal "à l'eau de rose" que nous ont laissé les troubadours et ménestrels...

. Bandeler : bander

. Bas : cul

. Boteculer : bousculer

. Bordeau : bordel

. Bordellerie : bordel

. Coille : testicule

. Coillu : mâle non castré

. Conet : petit cul

. Connin : cul

. Coquille : sexe féminin

. Crépion : cul

. Culeter : tourner des hanches

. Débrisure : viol

. Dérober : oter la robe pas forcément délicatement...

. S'escambiller : s'allonger de manière sexuelle


Samsara


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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Dim 19 Déc 2010 - 10:08



Hstoire de NOEL jusqu'à la fin du moyen age,









MAXIMUS,ORIGINE, HISTOIRE ET SENS, jusqu'au moyen age



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ORIGINE ET HISTOIRE DE LA FÊTE DE NOËL.


1. Origine de la fête du 25 décembre
La fête pré chrétienne du 25 décembre à Rome

Des le premier siècle avant J-C, on célébrait à Rome le culte de Mithra, d'origine persane, importé à Rome par les légionnaires romains. Mithra était la divinité perse de la lumière. On fêtait le 25 décembre, pour le solstice d'hivers, la naissance de Mithra le soleil invaincu (Dies natalis solis invicti). On le fêtait par le sacrifice d'un jeune taureau.

En 274, l'empereur Aurélien déclare le culte de Mithra religion d'état et il fixe la célébration du solstice au 25 décembre

La fête du 25 décembre devient une fête chrétienne

Fêter un anniversaire de naissance ne faisait pas partie des traditions juives, car ces pratiques étaient d’origines païennes. Les premiers chrétiens les ont rejeté jusqu’au 4e siècle de notre ère. La fête de Noël n'existait donc pas au début du christianisme. A cause de son origine païenne, les Témoins de Jéhovah ne célèbrent pas Noël. C'est seulement à partir du II° siècle que l'Église a cherché à déterminer dans l'année le jour de la naissance de Jésus sur lequel les évangiles ne disent rien. Des dates différentes ont été proposées : le 6 janvier, le 25 mars, le 10 avril ...

A Rome, l'Église a choisi le 25 décembre pour célébrer la naissance de Jésus, sans doute pour faire pièce à la fête païenne de la naissance de Mithra. Vers 330 ou 354, l'empereur Constantin décida de fixer la date de Noël au 25 décembre

En 354, le pape Libère instaura la célébration de la fête du 25 décembre qui marque le début de l'année liturgique. Cette date a une valeur symbolique. En effet, en s'inspirant de Malachie 3/19 et Luc 1/78, on considérait la venue du Christ comme le lever du "Soleil de justice". La fête de Noël célèbre ainsi la naissance de Jésus soleil de justice.

La fête du 25 décembre est arrivée progressivement en orient et en Gaule : en 379 à Constantinople, au début du Vème siècle en Gaule, au cours du Vème à Jérusalem et à la fin du Vème en Égypte. Dans les Églises d'orient, au 4ème siècle, on célébrait, sous des formes diverses, le 6 janvier la fête de la manifestation de Dieu.



2. Histoire de Noël jusqu'à la fin du Moyen Age
L'empereur Théodose en 425 codifie officiellement les cérémonies de la fête de Noël. La fête du 25 décembre est devenue exclusivement chrétienne. Clovis est baptisé dans la nuit de Noël 496. En 506, le concile d’ Agde en fait une fête d’obligation. En 529, l’empereur Justinien en fait un jour chômé.

La messe de minuit se célèbre dès le V° siècle, avec le pontificat de Grégoire le grand. Au VII° siècle, l'usage s' établi à Rome de célébrer 3 messes : la vigile au soir du 24 décembre, la messe de l'aurore et la messe du jour le 25 décembre.

La fête du 25 décembre, fête de Noël, s'est répandu progressivement en Europe. Elle a été célébrée à la fin du V° siècle en Irlande, au VII° en Angleterre, au VIII° en Allemagne, au IX° dans les pays scandinaves, au IX° et X° dans les pays slaves.

A partir du XII°, la célébration religieuse de la fête de Noël est accompagnée de drames liturgiques, les "mystères" qui mettent en scène l'adoration des bergers ou la procession des mages. Ces drames liturgiques se jouaient primitivement dans les églises, puis sur les parvis.

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Dim 19 Déc 2010 - 17:15

je constate que Samsara sait se documenter et nous faire partager (: (:
Merci encore ainsi qu' à toi Maximus !
mais excuse si je penche pour la voix féminine ! j' ai un faible Wink
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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Dim 19 Déc 2010 - 20:53


Bonsoir souris sot,

Tu es tout excusé, et oui nous avons tous un faible pour la gente féminine..

pourquoi? parcequ'elles savent comprendrent nos faiblesses, pas nous,

voila toute la diffférence. ch:



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Lun 20 Déc 2010 - 10:29

Quelques vestiges du passé, chevaliers barbares du moyen age,





MAXIMUS,








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maximus38



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Lun 20 Déc 2010 - 10:39

L'amour des arts au moyen age,



L’amour des arts et de la connaissance au haut MA
Ecrit par Brune de Crespt
21-06-2006
Au temps des Mérovingiens et des Carolingiens, c’est généralement par les femmes que se transmettait la connaissance, le savoir. Et les femmes de l’aristocratie étaient parfois fort cultivées. Un des meilleurs exemples apparaît en la personne de Dhuoda, épouse du duc Bernard de Septimanie, comte de Barcelone.
Dhuoda, qui vit au IXe siècle, a elle-même composé un manuel d’éducation, le Libellus manualis, destiné à son fils de quinze ans qui vivait à la cour d’Aix-la-Chapelle.

Dans un style très personnel, inspiré de ses lectures, Dhuoda indique à son fils les devoirs d’un aristocrate et d’un chrétien, agrémente ses recommandations de poèmes de son cru et révèle même une grande connaissance des théologiens, tels que saint Augustin, saint Grégoire ou même saint Ambroise, son contemporain.
Si Dhuoda est l’auteur du premier manuel d’éducation connu, d’autres étaient artistes, comme une certaine Endé, « printrix et Dei adjutrix », c’est-à-dire peintre et religieuse, qui illustra, en collaboration avec le moine Emeterius, les Commentaires de l’Apocalypse de Beatus de Liébana. Plus ancienne peintre connue -elle exécute l’illustration des Commentaires de l’Apocalypse vers 975-, elle est également la seule, ce qui ne signifie nullement qu’elle ait été un cas particulier : en effet, l’histoire n’a également retenu que fort peu de noms de peintres masculins.



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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Lun 20 Déc 2010 - 19:40



vestiges templiers





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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   

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