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 L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...

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samsara

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MessageSujet: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Lun 21 Juin 2010 - 23:27

L' HISTOIRE D'UN CHEVALIER AU MOYEN AGE …


La réception d’un chevalier au moyen âge.

Le jeune homme, l’écuyer qui aspirait au titre de chevalier, était d’abord dépouillé de ses vêtements et mis au bain, symbole de purification. Au sortir du bain, on le revêtait d’une tunique blanche, symbole de pureté ; d’une robe rouge, symbole du sang qu’il était tenu de répandre pour le service de la foi ; d’une saie ou justaucorps noir, symbole de la mort qui l’attendait, ainsi que tous les hommes. Ainsi purifié et vêtu, le récipiendaire observait pendant vingt-quatre heures un jeûne rigoureux.
Le soir venu, il entrait dans l’église et y passait la nuit en prières, quelquefois seul, quelquefois avec un prêtre et des parrains qui priaient pour lui.
Le lendemain, son premier acte était la confession ; après la confession le prêtre lui donnait la communion ; après la communion, il assistait à une messe du Saint-Esprit, et ordinairement à un sermon sur les devoirs des chevaliers et de la vie nouvelle où il allait entrer.
Le sermon fini, le récipiendaire s’avançait vers l’autel, l’épée de chevalier suspendue à son col ; le prêtre la détachait, la bénissait et la lui remettait au col. Le récipiendaire allait s’agenouiller devant le seigneur qui devait l’armer chevalier :
« A quel dessein, lui demandait le seigneur, désirez-vous entrer dans l’ordre ? Si c’est pour être riche, pour vous reposer et être honoré sans faire honneur à la chevalerie, vous en êtes indigne."
Et sur la réponse du jeune homme, qui promettait de se bien acquitter des devoirs de chevalier, le seigneur lui accordait sa demande.
Alors s’approchaient des chevaliers, et quelquefois des dames, pour revêtir le récipiendaire de tout son nouvel équipement ; on lui mettait les éperons, le haubert ou la cotte de mailles, la cuirasse, les brassarts et les gantelets, enfin on lui ceignait l’épée.
Il était alors ce qu’on appelait adoubé, c’est-à-dire adopté. Le seigneur se levait, allait à lui, et lui donnait l’accolade, trois coup du plat de son épée sur l’épaule ou sur la nuque, et quelquefois un coup de la paume de la main sur la joue, en disant :
« Au nom de Saint Georges, je te fais chevalier. «
Et il ajoutait quelquefois . « Sois preux, hardi et loyal. «
Le jeune homme ainsi armé chevalier, on lui apportait son casque, on lui amenait un cheval ; il sautait dessus sans le secours des étriers, et caracolait en brandissant sa lance et faisant flamboyer son épée. Il sortait enfin de l’église, et allait caracoler sur la place, au pied du château, devant le peuple avide de prendre sa part du spectacle.
( M. Guizot. )
Texte provenant d'un vieux petit livre datant de 1888


Samsara






Et adoubement par sa belle ...