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 L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...

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samsara

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MessageSujet: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Lun 21 Juin 2010 - 23:27

L' HISTOIRE D'UN CHEVALIER AU MOYEN AGE …


La réception d’un chevalier au moyen âge.

Le jeune homme, l’écuyer qui aspirait au titre de chevalier, était d’abord dépouillé de ses vêtements et mis au bain, symbole de purification. Au sortir du bain, on le revêtait d’une tunique blanche, symbole de pureté ; d’une robe rouge, symbole du sang qu’il était tenu de répandre pour le service de la foi ; d’une saie ou justaucorps noir, symbole de la mort qui l’attendait, ainsi que tous les hommes. Ainsi purifié et vêtu, le récipiendaire observait pendant vingt-quatre heures un jeûne rigoureux.
Le soir venu, il entrait dans l’église et y passait la nuit en prières, quelquefois seul, quelquefois avec un prêtre et des parrains qui priaient pour lui.
Le lendemain, son premier acte était la confession ; après la confession le prêtre lui donnait la communion ; après la communion, il assistait à une messe du Saint-Esprit, et ordinairement à un sermon sur les devoirs des chevaliers et de la vie nouvelle où il allait entrer.
Le sermon fini, le récipiendaire s’avançait vers l’autel, l’épée de chevalier suspendue à son col ; le prêtre la détachait, la bénissait et la lui remettait au col. Le récipiendaire allait s’agenouiller devant le seigneur qui devait l’armer chevalier :
« A quel dessein, lui demandait le seigneur, désirez-vous entrer dans l’ordre ? Si c’est pour être riche, pour vous reposer et être honoré sans faire honneur à la chevalerie, vous en êtes indigne."
Et sur la réponse du jeune homme, qui promettait de se bien acquitter des devoirs de chevalier, le seigneur lui accordait sa demande.
Alors s’approchaient des chevaliers, et quelquefois des dames, pour revêtir le récipiendaire de tout son nouvel équipement ; on lui mettait les éperons, le haubert ou la cotte de mailles, la cuirasse, les brassarts et les gantelets, enfin on lui ceignait l’épée.
Il était alors ce qu’on appelait adoubé, c’est-à-dire adopté. Le seigneur se levait, allait à lui, et lui donnait l’accolade, trois coup du plat de son épée sur l’épaule ou sur la nuque, et quelquefois un coup de la paume de la main sur la joue, en disant :
« Au nom de Saint Georges, je te fais chevalier. «
Et il ajoutait quelquefois . « Sois preux, hardi et loyal. «
Le jeune homme ainsi armé chevalier, on lui apportait son casque, on lui amenait un cheval ; il sautait dessus sans le secours des étriers, et caracolait en brandissant sa lance et faisant flamboyer son épée. Il sortait enfin de l’église, et allait caracoler sur la place, au pied du château, devant le peuple avide de prendre sa part du spectacle.
( M. Guizot. )
Texte provenant d'un vieux petit livre datant de 1888


Samsara






Et adoubement par sa belle ...




Cérémonie d'adoubement d'un chevalier.
Inspirée du feuilleton médieval Kaamelott !
version Playmobil...

Drôle !


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maximus38

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mar 22 Juin 2010 - 9:15

bonjour samsara,

Je tenais à vous féliciter, votre texte est remarquablement bon, il explique bien le cheminement
et le destin d'un homme qui se voue corps et âme à la chevalerie.

Principaux ordres de chevalerie...

-ordre du saint sépulcre de JERUSALEM ( début du 12 éme )
-ordre souverain militaire et hospitalier de saint JEAN de JERUSALEM, de RHODES et de MALTE
-ordre du TEMPLE 1113

FRANCE

Ancien régime
-ordre des chevaliers de la noble maison de saint OUEN ou chevalier de l'étoile 1351
-ordre du saint esprit 1578
-ordre de nostre dame du mont carmel 1608
-ordre de saint LOUIS 1693
-ordre de saint MICHEL 1469
-consulat et empire
-ordre de la couronne de fer 1805 pour le royaume d' ITALIE
-ordre de la léion d'honneur 1802
-ordre de la réunion 1811 en l'honneur de la réunion de la HOLLANDE à la l'empire.

L'égise dans la seconde moitié du 11 ème imposa les règles religieuses et morales du code chevalresque:
protection des pauvres, loyauté, fidélité, vaillance.

MAXIMUS
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samsara

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MessageSujet: LES CHEVALIERS DU TEMPLE !    Mar 22 Juin 2010 - 21:00








CHEVALIERS TEMPLIERS : PROTECTION LOYAUTE FIDELITE VAILLANCE









Seigneurs, sachez : qui point de s'en ira
En cette terre où Dieu fut mort et vif,
Et qui la croix d'outre-mer ne prendra,
A dure peine ira en paradis;
Qui n'a en soi pitié ni souvenance,
Au haut Seigneur doit chercher sa vengeance,
Et délivrer sa terre et son pays.

Tous les mauvais resteront à l'arrière
Qui, n'aimant Dieu, ne l'honorent, ni ne le prient.
Et chacun dit : "Ma femme que fera ?
La laisserai à nul, fut-il ami",
Serait tomber en bien trop folle errance;
Il n'est d'amis hors celui, sans doutance,
Qui pour nous fut en la vraie croix mis.

Or, s'en iront ces vaillants écuyers
Qui aiment Dieu et l'honneur de ce mont,
Qui sagement veulent à Dieu aller;
Et les morveux, les cendreux resteront.
Aveugle soit - de ce, ne doute mie -
Qui n'aide Dieu une fois en sa vie,
Et pour si peu perd la gloire du monde.

Douce dame, reine couronnée,
Priez pour nous, Vierge bienheureuse !
Et après nul mal ne nous peut échoir.



Seigneurs, sachiez qui or ne s'en ira.
Chant de croisade, interprété par René Zosso accompagné par le Clemencic Consort.

Écrit et composé par Thibaut de Champagne (1201-1253).
Thibaut IV fut comte de Champagne et roi de Navarre. Poète et chansonnier. Un des grands troubadours français du 13ème siècle, illustre et admiré pour son art de son vivant.

En 1239 le pape Grégoire IX lance un appel à une nouvelle croisade en Terre Sainte. C'est justement Thibaut qui a la charge de prendre la tête de l'expédition militaire. Il a probablement composé cette chanson à l'occasion de ses préparatifs, dans le but de gagner à sa cause croisés et gens d'arme. Au Moyen-Âge il n'y a pratiquement pas d'armées permanentes. Cette croisade mal engagée, et contre l'avis de l'empereur Frédéric II - lui-même roi de Jérusalem et fin connaisseur des affaires d'Orient - se soldera par un échec. Thibaut, vaillant seigneur à la guerre, était sans doute bien meilleur poète que clairvoyant en politique... Pour rester sur le terrain musical et littéraire, et sans grand risque d'erreur, on peut donc dater cette chanson de 1239.

René Zosso ne reprend pas le poème de Thibaut de Champagne en entier, en tout cas en voici une adaptation en français modernisé.




Dernière édition par samsara le Sam 28 Aoû 2010 - 23:00, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mar 22 Juin 2010 - 21:15

Quel beau document,

A l'époque des croisades, les templiers constituaint l' ordre militaire le plus puissant du moyen age.
Ils apportaient sécurité et protection aux pèlerins, les templiers amassèrent une véritable fortune qui les rendit aussi puissants que la royauté,
jusqu'au jour ou on les accusa de crimes et de trahison.
Les documents confient qu'ils furent arrêtés et exécutés, mais qu'est il advenu des rescapés? que devinrent
leur secret et leur trésor?.

MAXIMUS
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samsara

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MessageSujet: une des pistes du trésor des chevaliers templiers ....    Mar 22 Juin 2010 - 21:44




RENNES LE CHATEAU
une des pistes du trésor des templiers ... ?
une des premières source du Da Vinci Code ...
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samsara

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MessageSujet: L ORDRE DES TEMPLIERS : SERENITE COURAGE SAGESSE    Mar 22 Juin 2010 - 23:44

L ORDRE DU TEMPLE


SERENITE - COURAGE - SAGESSE -



L’ordre du Temple était un ordre religieux et militaire international issu de la chevalerie chrétienne du Moyen âge, ses membres étaient appelés les Templiers.
Cet ordre fut créé le 22 janvier 1129 à partir d'une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Il œuvra pendant les XIIe et XIII siècles à l'accompagnement et à la protection des pélerins pour Jérusalem dans le contexte des croisades. Afin de mener à bien ses missions et notamment d'en assurer le financement, il constitua à travers l' Europe chrétienne d'Occident et à partir de dons fonciers, un réseau de monastères appelés commanderies.
Cette activité soutenue fit de l'ordre un interlocuteur financier privilégié des puissances de l'époque, le menant même à effectuer des transactions sans but lucratif avec certains rois ou à avoir la garde de trésors royaux.
Après la perte définitive de la Terre sainte en 1291, l'ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel. Il fut dissout par le pape ClémentV le 13 mars 1312 à la suite d'un procès en hérésie. La fin tragique de l'ordre mena à nombre de spéculations et de légendes sur son compte.Notamment sur le légendaire trésor disparu des templiers …

Quelques régles de commandements pour être un bon chevalier :

« Car de notre vie vous ne voyez que l'écorce qui est par dehors. Car l'écorce est telle que vous nous voyez avoir beaux chevaux et belles robes, et ainsi vous semble que vous serez à votre aise. Mais vous ne savez pas les forts commandements qui sont par dedans. Car c'est une grande chose que vous, qui êtes sire de vous-même, deveniez serf d'autrui. »
(Extrait de l'article 661 de la règle).

« N’oublie jamais que la valeur d’un être humain réside dans ce qu’il est vraiment, non dans ce qu‘il possède ou paraît être. «

« Préfère toujours le dialogue et la concertation à l’affrontement et à la guerre. «

« Commence par l’améliorer toi-même avant de prétendre améliorer les autres et le monde autour de toi «

« Combat sans relâche pour les droits de la personne humaine et la défense des plus faibles et des opprimés. «

( Quelques sources wikipédia )


Samsara

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maximus38

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Mer 23 Juin 2010 - 9:47

L'histoire de l'ordre ressemble à une épopée riche en batailles et inrigues,
et s'inscrit dans le contexte des croisades.
Lorsque SAINT JEAN D' ACRE, la dernière place forte chrétienne d' ORIENT tomba entre les mains des sarrasins en 1291, le temple était affaibli et calomnié.
Le roid e FRANCE, PHILIPPE LE BEL ets es conseillers firent tout pour le faire disparaitre.
Après quelques années de procéures douteuses, en 1314, le derneir grand maitre JACQUES DE MOLAY fut livré aux flammes du bûcher l'aventure des templiers s'achevait tragiquement.
Ce fut à partir de ce moment que la légende se superposé& à l'histoire, JACQUES DE MOLAY avant de succomber jeta t'il une malédiction sur ses bourreaux?,
on l'a écrit des témoins directs affirment l'avoir entendue mais qu 'en est il dans les faits?.

En tout état de cause les templiers furent arrêtés partout en FRANCE le vendredi 13, 1307, à savoir que le pape CLEMENT V était soumis aux souhaits du roi de FRANCE,Il s furent torturés pour leur faire admettre des pratiques hérétiques au sein de l'ordre.
L'affaire des templiers devint une question d elutte de pouvoir entre le roi et le pape qui ne fut résolu qu'en aout 1308 lorsque le roi et le pape accéptèrent de se partager les condamnations, par le la bulle pontificale FACIENS MISERICORDIAM.
Le papae décrétait que la procédure pour poursuivre les templiers était divisé en deux parties distincts une première comission jugerait les individus tandis qu'une seconde comission jugerait l'ordre en tantq ue tel

JACQUES DE MOLAY déclara explicitement qu'il n'admettait pas les accusations portées contre l'ordre.

Le grand maitre périt sur le bûcher à PARIS en 1314, c'est lors de son exécution alors que JACQUES DE MOLAY
BRULAIT qu'il aurait proféré sa célébre malediction exploitée par l'écrivain FRANCAIS MAURICE DRUON, dans son roman historique en sept tomes les rois maudits. "PAPE CLEMENT CHEVAIER GUILLAUME DE NOGARET ROI PHILIPPE LE BEL avant un an je vous cite à comparaitre au tribunal de DIEU, maudits vous serez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races".

La guerre de 100 ANS qui devait durer jusqu'en 1451 venait alors de commencer les faits historiques semblent donner raison à la malédiction de MOLAY.

Nous découvrirons dans les faits que tous sont morts d'une mort étrange que subite dans l'année de sa malédiction.
La malédiction de MOLAY aurait été une sorte d'appel au jugement céleste l'appel semble avoir été entendu avecla mort du roi puis celle de ses trois fils sans h&ritiers mâles et donc en 1328 extinctiond e la race des CAPETIENS DIRECTS.

MAXIMUS
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MessageSujet: JACQUES DE MOLAY LE DERNIER GRAND MAITRE DE LORDRE DU TEMPLE   Mer 23 Juin 2010 - 23:51

Bonsoir Maximus

A propos du sieur Jacques de MOLAY dernier grand maître de l'ordre des templiers.
Savez vous ?
Il est mort exactement le 18 mars 1314 sur un bûcher dressé sur l'ile Saint Louis à Paris;
Je ne vais pas refaire l'histoire de ce quidam car cela serait trop long.
Simplement, on connait peu que le très célèbre Saint Suaire de Turin qui est sencé représenter le visage du Christ est peut être bel et bien le portrait décalqué de Jacques de Molay...

Mais comment peut on l'affirmer ?

Mystère ...

REVELATIONS ( peut être ... )
Jeanne de Vergny qui était à la fois la veuve du chevalier Geoffroi de Charny et la nièce de templier Geoffroy de Charney (mort lui aussi sur le bûcher avec Jacques de Molay) est la première personne dont on sait de source - relativement sûre et certaine - qu'elle a possédé le Saint Suaire de Turin ...

Samsara



Portrait supposé de Jacques de Molay dernier grand maître de l'ordre du Temple




Les armoiries de Jacques de Molay en tant que grand maître



A Paris dans l'île de la cité
La plaque commémorative où fut dressé le bûcher de Jacques de Molay
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samsara

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MessageSujet: l 'histoire des templiers, les chevaliers du temple !    Jeu 24 Juin 2010 - 0:09






http://www.youtube.com/watch?v=KfUcW9-ASQc

* Cliquez ci dessus...
et...
vous découvrirez un film magnifique sur la belle histoire des templiers ces chevaliers du temple.
Admirez aussi ces fabuleuses régions de France où ils ont vécus...




Le chant des templiers




Dernière édition par samsara le Dim 29 Aoû 2010 - 20:52, édité 2 fois
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samsara

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MessageSujet: L HISTOIRE D UN CHEVALIER : RETOUR DANS UNE VIE ANTERIEURE..   Ven 25 Juin 2010 - 1:09






Chevalier templier !


Je suis chevalier
moine soldat.
Je suis templier
parfait candidat.

J’ai des valeurs
honnêteté sagesse.
J’ai des douleurs
Forces & faiblesses.

J’ai signé un jour.
On m’a adoubé
pour toujours.
On m’a adopté.

Puis je suis parti
là bas en Orient.
J’étais averti
bien conscient.

Sur mon chemin
Je te rencontrai la belle…
Ecrit là sur le parchemin
enfin une vie charnelle…

Mais le destin
en a décidé autrement.
Je ne serai jamais libertin
ni père, ni amant.

Je suivais ma route
semée d’embûches,
avec moults joutes
et guerres en capuche…

J’ai longtemps guerroyé
dans ces croisades.
J’ai été foudroyé !
Mais point de Schéhérazade…

Alors dans cette vie là
je viens te saluer !
Ainsi me revoilà
je t'offre ma bonté !

Au soir de ma vie
je suis heureux !
Je n’ai qu’une envie
savoir ce qu'être amoureux !

Alors bientôt ce sera
sur l’autre rive
que je connaitrai cette aura
en définitive…

Samsara










Belle de Sandro Botticelli


Dernière édition par samsara le Dim 29 Aoû 2010 - 20:49, édité 19 fois
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maximus38

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Ven 25 Juin 2010 - 8:33

L'incarnation par le moine soldat,

Le chevalier du temple tel que le voit SAINT BERBARD,

Obéissant,chaste, n'ayant rien en propre et menant une vie édifiante.
Sont punis fermement les comportements suivants, insolence, activité inutile, rires excessifis,
murmures ou chuchotements.
Mais aussi les activités rappelant les moeurs aristocratiques que le fils du seigneur de FONTAINE connait si bien.
Jeux d'échecs etd e désy sont en horreur, en horreur aussi la chasse et même cette habitude d'attraper les oiseaux par ruse ne leur dit rien.
Ils repoussent avec mépris mimes, mages, et conteurs, bouffoneries, et chansons jeux et spectacles, comme autant de vanités etd e stupiditéq sans valeur.

Le templier doit se garder de tout superflu, occupant son temps libre à réparer armes et vêtements déchirés, remplacer ce quie st usé et y remettre de l'ordre.

Un chevalier du temple ne se préoccupe que du combat, sans apporter le moindre soin à son apparence physique
on ne les voit jamais peigner, rarement lavés, la barbe hirsute, puants de poussière, noircis par leur haubert et par la chaleur.

Ces guerriers se préoccupent du combat non de l'apparat ils pensent à la victoire, non à la gloire, ils s'inquiètent de semer la terreur plutôt que l'admiration.
Ainsi d'une manière étonnante et singulière, ils se montrent tout à tour doux comme des agneaux et féroces comme des LIONS.

Au point je dois dire que j'hésiterais presque devant le nom qui leur convient le mieux moine? ou chevaliers, s'ils ne m'apparaissait pas plus adéquat de leur attribuer l'un et l'autre de ces noms. on peut se rendre compte en effet il ne leur manque ni la bonté, du moine, ni le courage du chevalier.

MAXIMUS
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maximus38

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Lun 28 Juin 2010 - 8:34

HUGUES DE PAYNS
Le fondateur de l'ordre

Dans le contexte de la guerre sainte déclanchée par le pape URBAIN2, et après la prise de JERUSALEM,
par les armées croisées, en 1099, la terre sainte libérée de la présence des infidèles devait désormais être défendue et les pélerins protègés.

Le chevalier champenois HUGUES DE PAYNS organisa en 1118, la milice des pauvres chevaliers du CHRIST ay services des chanoines du saint sépulcre à JERUSALEM.
En 1129, cette milice se structura en ordre monastique et militaire et pris le nom d'ordre du temple dont HUGUES DE PAYNS fit le premier maitre.

Dans sa traduction française de l' eraclés, GUILLAUME DE TYR le nomme ainsi HUES DE PAiENS delez troie.
Le village de PAYNS dont il porte le nom se situe à 12 KM, au nord ouest de TROYES ancienne captale de la province et résidence des comtes.

Il est probable qu' HUGUES DE PAYNS vassal d' HUGUES DE TROYES était un seigneur de renom, proche de la famille comtale.
L'orthographie n'étant pas stabilisé, on relève dans les manuscrits des 12ème, et 13ème siècles VINGT DEUX GRAPHIES DE CE NOM DE FAMILLE PEANZ, PAINZ, PAHANS, PEDANES.
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MessageSujet: HUGUES DE PAYNS LE FONDATEUR DE L ORDRE DES TEMPLIERS   Lun 28 Juin 2010 - 22:26







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MessageSujet: L HISTOIRE DE LA TOUR DU TEMPLE A PARIS    Mar 29 Juin 2010 - 20:49

LA TOUR DU TEMPLE



La Tour du Temple et son enclos constituaient la Maison du temple, ancienne forteresse parisienne située dans le 3è arrondissement de Paris, qui fut détruite en 1808.

Construite par les TEMPLIERS à partir de 1240, pendant le règne du roi Saint Louis, elle devint par la suite une prison. Elle doit sa célébrité au fait qu’elle servit de geôle à la famille royale en 1792 et 1793.
Le Temple incarnait aux yeux des monarchistes le lieu du supplice de la monarchie, et était devenu un but de pèlerinage. C’est pour en freiner l’essor que Napoléon Bonaparte décida de livrer la Tour du Temple aux démolisseurs en 1808.
La démolition dura deux ans.
L’angle nord de la mairie du 3e arrondissement et la grille du square du Temple furent élevés sur l’emplacement de la Tour.
À la place du palais du grand prieur fut planté le square du Temple au XIXe siècle.

Il ne reste rien de ce haut lieu de la mythologie révolutionnaire qu’une production considérable d’images qui entretiennent le caractère tragique du lieu.

( aidée des sources wikipédia )

Samsara




Vue sur la tour du Temple en 1795
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MessageSujet: BAYARD : LE CHEVALIER SANS PEUR ET SANS REPROCHE    Mer 30 Juin 2010 - 23:34






LA BELLE HISTOIRE DU PLUS CELEBRE CHEVALIER DU MOYEN AGE :
CELLE DE BAYARD !

* SANS PEUR ET SANS REPROCHE




Je m'en vais vous la contoyer, en bon françois, la voici ...
Il était une foy ...





Pierre Terrail Le Vieux, seigneur de Bayard ( Château de Bayard, Pontcharra ( Isère ) 1476 - Robecco sul Naviglio ( Milanais, aujourd'hui Lombardia, province de Milano Italie 1524 ) plus connu sous le nom de Bayard ou du chevalier Bayard était un noble dauphinois qui s'illustra notamment comme chevalier durant les guerres d'Italie ( XVe et XVIe siècles).
Sa vie est narrée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Mailles dans la Très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayard dont tout le monde se souvient...
Les Terrail la famille de Bayard sont une famille de la noblesse dauphinoise qui depuis cinq générations a vu périr quatre de ses membres dans la guerre de cent ans. L'art de vivre et de mourir et le sens aigu de l'honneur sont donc des valeurs essentielles de cette famille.
Très tôt, dès son plus jeune âge le jeune chevalier Bayard fait acte de bravoure. En février 1512 après avoir pris Bologne, il assiège Brescia. Le 19 il y est gravement blessé d'un coup de pique dans le haut de la jambe.Recueilli par un gentilhomme, il lui sauve sa demeure du pillage et sa femme du déshonneur.Vite remis, il s'illustre à nouveau à Ravenne, lors du délicat retrait des troupes françaises. Son compagnon d'armes, Gaston de Foix, y meurt l'arme à la main, le 11 avril 1512 à seulement 23 ans.
Ainsi, sa vie est à l'origine du personnage du chevalier " sans peur et sans reproche " qui symbolise les valeurs de la chevalerie française de la fin du Moyen Age.
Sa devise est : Accipit ut det ( La lune qui éclaire la terre ) : elle reçoit pour donner.

MARIGNAN
Devenu roi le 1er janvier 1515, François le 1er manifeste dès le 20 janvier 1515 son intérêt pour Bayard en le nommant lieutenant général du Dauphiné.
A la fameuse bataille de Marignan, au soir de la victoire pour le « grandement honorer » François Ier veut prendre « l'ordre de chevalerie de sa main ». C'est ainsi que le lendemain matin, le 15 septembre 1515 les compagnies d'ordonnance sont rassemblées.
Le roi, alors âgé seulement de vingt ans, se " serait " fait adouber par celui qui réalise le mieux aux yeux de tous l'idéal de courage et de loyauté des preux du Moyen Age.
En tant que lieutenant - général du Dauphiné, Bayard assure la gouvernance de la province, puisque selon la coutume le gouverneur en titre - qui est alors le duc de Longueville - ne s'en occupe nullement.
Bayard est acclamé le 17 mars 1515 lors de son entrée dans Grenoble, heureuse de recevoir l'illustre chevalier.
Bayard part pour Marignan en juillet.
La victoire lui permet de séjourner par la suite un peu plus longuement dans son gouvernement du Dauphiné, non sans devoir à plusieurs reprises repartir en campagne en Italie ou dans le nord de la France à la demande du roi. Bayard prend très à cœur ses fonctions et s'acquiert de nouveaux titres à la reconnaissance publique. Trois domaines retiennent spécialement son attention : la peste, les inondations et les brigands.
À l’été 1521, il défend Mézières assiégée par les troupes allemandes de Charles Quint.

MORT ET POSTERITE
En 1523, François Ier, refusant les défaites, le rappelle à ses côtés. Le 22 août, les premières troupes italiennes franchissent les monts près de Lyon. Bayard est mortellement blessé par un coup d'escopette dans le dos le 29 avril 1524 à Rebec dans le Milanais, tandis qu'il couvre la retraite de l'armée française. La colonne vertébrale brisée, il enjoint à ses compagnons de le quitter et leur dit : « Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie ». Le connétable de Bourbon, qui s'était retourné contre le roi de France, poursuit les Français à la tête des troupes de Charles Quint. Il vient devant Bayard et dit :
- « Ah ! Monsieur de Bayard, dit-il, que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier ! »
- « Monsieur, » répondit le mourant, « il n’est point besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien ; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie ! ».
Il agonise dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis. Son corps est ramené en France et enterré au couvent des Minimes de Saint Martin d'Hères ( près de Grenoble ). Ses restes sont transférés le 21 août 1822 en la collégiale Saint-André de Grenoble.

L'admiration suscitée par le chevalier Bayard, à la fois de son vivant et longtemps après sa mort, peut être rapprochée de celle inspirée par les épopées de Jeanne d'Arc de Bertrand du Guesclin où de celle des Templiers. Bayard incarne le chef subalterne, qui n'a connu ni fonctions de marque, ni commandement en chef ( bien que François Ier eût promis qu'il méritait « les plus hautes charges »), mais dont la renommée historique dépasse pourtant de beaucoup celle de bien des personnages dont le rôle ou les charges furent en théorie plus importants.

L'image classique attachée à Bayard est celle du parfait chevalier, qui sait non seulement combattre avec talent, mais aussi défendre les opprimés, et s'opposer au pillage des villes vaincues. En ce sens, il est l'héritier d'une conception médiévale de l'honneur. Cet esprit chevaleresque lui a permis d'être pleuré à sa mort par ses ennemis.

Afin de préserver et d'honorer la mémoire du chevalier, les villes de Pontcharra ( lieu de sa naissance) et de Rovasenda ( lieu de sa mort ) sont jumelées.

* Dédicace spéciale pour Maximus38 ce dauphinois viscéralement originaire - de coeur et de sang - de la province de l'Isère tout comme le sieur de Bayard !

Ainsi lui aussi à sa façon c'est un autre grand noble chevalier...



Samsara


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MessageSujet: LA COMPAGNE DU CHEVALIER ....    Jeu 1 Juil 2010 - 14:00






LES ARMURES

Au Moyen Âge, le harnois représente l'ensemble de l'équipement indispensable au chevalier, c'est-à-dire ses armes, son armure et l'habillement de son cheval. Avec les siècles, l'équipement est plus imposant et aussi plus coûteux. Il devient même si cher que certains écuyers renoncent à l'adoubement.
Un chevalier peut-il exister sans son épee? C'est impossible car l'épée et le chevalier sont inséparables. L'épée est la compagne fidèle. Comme une personne, elle porte un nom, telle la fameuse Excalibur du roi Arthur. Certaines sont si précieuses qu'elles renferment des reliques de saints. D'autres, ayant appartenu à des héros, sont considérées comme des fées. Jamais elles ne doivent tomber entre des mains ennemies, sous peine d'être deshonorées.
A quoi ressemble l'armure ?
L'armure évolue en même temps que l'art de la guerre. Au milieu du XIIeme siècle, le guerrier porte une tunique qui descend au-dessous du genou. Par-dessus, il enfile une broigne faite de peau ou de toile, revêtue d'anneaux ou de chainettes de fer. Sa tête est protégée par un casque conique et ses jambes sont couvertes de chausses.
Au XIIIe siècle, le chevalier adopte le haubert de mail à capuchon. En dessous, il porte un gambison, c'est-à-dire un vêtement spécialement rembourré pour amortir les coups; il endosse aussi une tunique qui évite à la cotte de mailles de chauffer au soleil ou de rouiller avec la pluie. Le heaume cylindrique et plat au sommet remplace le casque conique. Enfin, les genouillières et les grèves protègent les jambes du guerrier.
Au XIVe siècle, le torse, les bras, les épaules sont à leur tour protégés de plaques de fer. Le heaume est remplacé par un casque articulé appelé bassinet.
Au XVe siècle, le chevalier ressemble à un robot; seule compte l'efficacité de la cuirasse face à la violence des arbalètes.
Les techniques de combat changent. Les cavaliers mettant souvent pied à terre, il est nécessaire de couvrir de fer toutes les parties du corps. Mais le chevalier s'épuise vite avec 25 à 30 kilos d'armure sur le dos.
Une armure faite sur mesure
Le chevalier veut une armure assez légère pour courir, assez souple pour monter à cheval, et assez élégante pour parader! Afin de mieux répondre à ses exigences, le forgeron, qui travaille sur mesure, déploie des trésors d'ingéniosité pour adapter le fer aux articulations du corps. Comme le vêtement, l'armure suit la mode. Peinte en noir, blanchie ou polie, elle est ornée de magnifiques décors, rehaussée d'or, de pierres ou d'ivoire.
Protéger sa monture
Tout comme l'épée, le cheval est indispensable au chevalier. Les meilleurs doivent être capable de galoper avec au moins 100 kilos sur le dos, c'est le poids d'un chevalier et de son armure. Le chevalier tient donc à préserver sa précieuse monture des coups de l'ennemi. Il l'habille d'abord dans une housse puis, comme lui, l'enveloppe d'une véritable carapace de fer. Des plaques métalliques protègent la tête du cheval, son poitrail, parfois son cou et ses flancs.


C'est aux XII-XIII siècles que prennent place les symboles consistant à mettre en parallèle les armes du chevalier avec une vertu ou une qualité.

Le casque : l'espérance, l'intelligence, la pudeur

La cuirasse : la prudence, la piété, la protection contre le vice et l'erreur.

Les gantelets : la justice, la science, le discernement, l'honneur.

L'écu : la foi, le conseil, la protection contre l'orgueil, la débauche et l'hérésie.

La lance : la charité, la sagesse, la droite vérité.

L'épée : la force, la Parole divine, la bravoure et la puissance.
Symbole de l'état noble et militaire, l'épée ordonne la Création, détruit l'Ignorance et le Mal, la main tenant la justice et la paix et permettant au chevalier de capter les connaissances et de se libérer de ses passions.





L EPEE



C'est l'arme par excellence du chevalier et de l'homme d'arme du Moyen Age. L'origine de l'épée remonte à la plus haute l'antiquité et même sans doute à l'âge du bronze. Les Grecs et les Romains utilisaient des épées plutôt courtes (60 centimètres environ) d'abord en bronze puis en fer. Toutefois, leur qualité n'était pas excellente. L'usage de l'épée longue semble débuter à l'époque Franque et plus spécialement Carolingienne. A partir de cette période, l'épée devint l'arme la plus noble et portait même souvent un nom (la plus célèbre est Durandal, l'épée de Roland) et son pommeau renfermait parfois des reliques. Elle mesurait environ 90 centimètres.
Jusqu'au XIIe siècle, l'épée, qui possédait deux tranchants se terminait par un bout plutôt arrondi. Cela indique certainement que c'était une arme utilisée pour la taille et non pour les coups d'estoc. A la fin du XIIe siècle, la poignée devient assez longue pour permettre de se servir de l'arme à deux mains. Ensuite, la forme de l'épée ne se modifie guère jusque vers le milieu du XIIIe siècle. A cette époque, on distingue deux types d'épées: les épées à lame légères, utilisées de taille et d'autres à larmes lourdes, plus courtes et destinées à des coups d'estoc. Les chevaliers en possédaient souvent une de chaque, la première utilisée à cheval et la seconde pour le combat à pied. Au XVe siècle, les armées donnant un rôle important à l'infanterie, comme les Suisses par exemple, équipèrent leur fantassins de grandes épées à deux mains pouvant atteindre jusqu'à 1m65. Elles étaient utilisées pour faire des ravages contre les escadrons de cavalerie. L'épée perdit de son importance lors du combat avec l'avènement des armes à feu portatives et cessa d'être une arme de guerre dès le XVIe siècle. Elle fut remplacée par le sabre dans la cavalerie.







La fabrication d'une épée au moyen âge


LA FORGE

Présent dans pratiquement tous les villages, le forgeron en est une personnalité à part et pourtant centrale, car il maîtrise le travail du fer, si important dans la société médiévale, que ce soit pour les outils et objets du quotidien, ou la réalisation d'armes, au premier rang desquelles on retrouve l'épée.

Obtention de l'acier au Moyen Âge
C'est par empirisme que les forgerons ont découvert la différence entre le fer et l'acier, et surtout leur obtention à volonté. D'autre part, la fonte (alliage fer-carbone, avec plus de 2,5% de carbone) n'est obtenue volontairement de manière générale en Occident qu'à partir du XIVe siècle. La réduction indirecte s'est généralisée pour des raisons de production quantitative; jusque là, la réduction directe évitait soigneusement la production de fonte.
Si la production de fer directe évite la fonte, elle n'exclut pas l'obtention de l'acier. En effet, la partie de la loupe la plus éloignée des tuyères peut être carburée. Les produits obtenus dépendent de la conduite de la chauffe lors de la réduction.
Les forgerons du Moyen Âge avaient derrière eux plus de mille ans de savoir-faire; ils étaient des techniciens chevronnés capables de produire à volonté du fer et de l'acier dans la loupe (masse ferreuse ou de fonte, renfermant des impuretés, les scories, éliminées au cours du puddlage par forgeage au marteau). Après l'épuration de cette dernière, pour faire la différence entre les deux produits il suffisait, par exemple, de la mettre dans un milieu corrosif tel que le fumier. Le fer (pur) est alors moins attaqué que l’acier (alliage impur FeC).
D'autre part, tout travail de forge nécessite des chauffes successives du fer au sein du foyer. Durant ces opérations (dans des températures comprises entre 900°C et 1200°C), il ya diffusion du carbone du charbon dans le fer; elle est maximum aux environ de 900°C et la pénétration du carbone est de l'ordre de 0,1 à 0,2 mm par heure de chauffe. Ce fer est donc aciéré en surface, c'est ce qu'on appelle la cémentation, propriété connue et utilisée déjà par les Celtes.
Les métaux ferreux changent de couleur lorsqu'on les chauffe; ces couleurs correspondent à des températures et les forgerons pouvaient ainsi contrôler ces dernières. c'est d'elles et de leur bonne maîtrise que dépendent tous les traitements sidérurgiques.


La trempe

La trempe d'un acier a pour but d'augmenter sa dureté. Il faut savoir que plus la teneur en carbone est grande, moins l'acier est ductible (apte à être façonné par déformation). Aux alentours de 2,3% de carbone, le forgeage n'est plus possible, le métal devient trop cassant. De plus, la résilience d'un acier trempé (sa résistance aux chocs) diminue avec l'augmentation du taux de carbone de même que son aptitude à être soudé. Par contre sa dureté, elle, augmente.
Les aciers sont formés de macrocristaux ou grains (rangés en fibres), eux-mêmes composés d'une multitude de petits cristaux visibles seulement au microscope et apparus au cours du refroidissement du métal. Au cours de la chauffe d'un acier, son organisation cristalline change. En effet, à chaque température correspond une structure bien précise dans l'alliage fer-carbone.
La trempe dans un liquide plus ou moins froid a pour but de conserver une structure cristalline désirée qui confère à l'alliage une dureté voulue. La composition du bain, sa température, jouent un grand rôle au niveau des propriétés mécaniques du produit fini.
Très schématiquement, après avoir chauffé l'acier aux environs de 800°C, il est refroidi brusquement dans un bain. Cette opération va transformer le carbone de l'acier en grains presque aussi purs que le diamant. Le choc thermique que subit la pièce d'acier entraîne des contraintes internes telles que cette dernière devient très fragile, tout en étant très dure.
Pour éliminer une partie de ces contraintes, il est nécessaire de faire subir à la pièce un second traitement.


Le revenu

Il consiste à réchauffer la pièce pendant un laps de temps plus ou moins long, en fonction du produit à obtenir, à une température inférieure à celle de la trempe pour ne pas éliminer ses effets; la trempe étant réversible, il ne faudrait pas l'annuler.
La température de cette chauffe dépend, elle aussi, des propriétés mécaniques que l'on veut pour le produit fini. Cette chauffe élimine une partie des contraintes dues au choc thermique de la trempe et rend la pièce plus résiliente.
En fait, il ne s'agit là que des grands principes; en réalité tous les paramètres nécessaires à l'élaboration d'un acier trempé de bonne qualité demandent une grande précision qui, de nos jours, est facile à obtenir. Nous disposons désormais d'appareils de mesure, de connaissances de la chimie cristalline, qui permettent de reproduire facilement deux fois de suite le même produit.
L'art et la science du forgeron résidait dans la bonne évaluation de tous ces paramètres.





Naissance des aciers corroyés
L'épée est un outil qui doit être très dur tout en restant le moins cassant possible. Sa fabrication recherche donc un compromis entre la dureté et la résilience, sans négliger une nécessaire élasticité.
Au Ie siècle avant J.C., les Celtes d'Europe centrale (Allemagne du Sud, Lorraine, Suisse) fabriquaient des lames composites de fer et d'acier. Ils connaissaient la trempe et, bien sûr, la crémentation.
Pour résoudre le problème dureté/résilience, les Celtes ont donc allié le fer à l'acier. Cette technique fut continuellement améliorée et finit par atteindre la perfection. Ces développements se déroulèrent toujours dans la même région, mais alors occupée par d'autres peuples au cours des IIIe et IVe siècles.
Cette région resta réputée pendant tout le Moyen Âge et même au delà pour sa production de lames. La Norvège viking appréciait ces épées bien que l'exportation d'armes ait été interdite par les Carolingiens. Le monde musulman importait aussi des lames de ce type entre le IXe et le XIIe siècle. La réputation de l'épée en acier corroyé était et demeure excellente.
Les épées germaniques
Jusqu'au XIIe siècle, les lames des épées sont fabriquées de la même manière, en damas corroyé torsadé.
Avec le temps et l'expérience, les forgerons ont compris que plus les couches de fer et d'acier étaient nombreuses, plus le corroyé était résistant. Il faut savoir que les microcristaux des métaux ferreux sont rangés en fibres, et que plus on allonge ces fibres plus on obtient d'élasticité. Les pliages successifs, lors de la fabrication d'un lopin, entraînent l'allongement de ces fibres. Cependant, pour ne pas dépasser la limite élastique de l'étirement de l'acier il ne faut pas faire plus de vingt pliages.
L'âme des épées germaniques était formée de deux lopins de damas corroyé torsadé, l'un dans un sens, le second dans l'autre. Assemblés bord à bord ils étaient ensuite entourés par un tranchant d'acier. Bien sûr, le tout était soudé à la forge.
Généralement, ces épées sont longues d'environ 80 cm et pèsent moins de 2 kg.
La construction des lopins
En premier lieu, une barre d'acier est soudée entre deux barres de fer en chaude portée. L'assemblage réalisé, ces trois pièces n'en forment plus qu'une. Celle-ci est allongée puis pliée en deux et soudée sur elle-même. L'opération se répète alors plusieurs fois, jusqu'à obtenir le nombre de feuilles désiré.
La soudure en chaude portée
Souder une pièce de fer à une autre d'acier, à la forge, n'est pas en soi une opération difficile. Il faut, tout d'abord, que les surfaces à souder soient bien propres; l'ennemi de la soudure est l'oxyde (la rouille). On a également besoin d'un foyer, lui aussi propre, et surtout suffisamment volumineux pour pouvoir y placer les pièces à souder à un endroit le moins oxydant possible. Enfin, il faut un désoxydant qui peut être de la silice pure. D'après les analyses de lames, ce dernier a d'ailleurs probablement été utilisé au Moyen Âge.
L'opération consiste à chauffer les pièces jusqu'à ce qu'elles soient à l'état pâteux, au blanc soudant, avec une température aux environs de 1300°C. Ensuite, il faut les marteler à coups de marteau, mesurés d'abord puis de plus en plus puissants, au fur et à mesure que le métal se refroidit.
Chaque soudure entraîne une perte de métal, brûlé dans la forge. Ainsi pour fabriquer une épée germanique, le travail est considérable; il faut au départ environ dix kilogrammes de matière pour un produit de moins de deux kilogrammes à la fin.
La fabrication d'une telle arme demande beaucoup de matière, de temps et l'emploi d'un ou même plusieurs ouvriers très spécialisés. Il est donc aisé de comprendre pourquoi, pendant le Haut Moyen Âge, une épée pouvait valoir jusqu'à sept bœufs
Les épées du XIIe siècle
C'est très vraisemblablement pour des raisons essentiellement économiques que la fabrication des épées en damas corroyé torsadé va être abandonnée.
En effet, la population ayant augmenté, le nombre de guerriers est allé aussi grandissant. La demande en épée suivit le mouvement. La fabrication de cette dernière devait être toujours plus rapide tout en réduisant au minimum la perte en qualité. La réponse à ce type d'impératifs a obligatoirement donné une lame dont la structure resta non homogène (le problème de rapport dureté/résilience persiste) mais de conception plus simple, ce qui donna naissance à un produit moins durable.
Cependant l'arme demeura une épée destinée à tailler, sa forme ne se modifiant pas au niveau de la lame jusqu'à la fin du XIIIe siècle qui vit naître l'épée d'estoc.


Comme nous l'avons vu, les techniques déployées par les forgerons médiévaux afin de forger les armes étaient très perfectionnées, et ce sont de véritables oeuvres d'art qui sortent des forges du Moyen Âge. Aujourd'hui, nombre de ces gestes savants ont été perdus et ce n'est qu'en avançant de manière empirique, sur la base des quelques témoignages qui nous sont parvenus, que les chercheurs tentent de les faire revivre...




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MessageSujet: MAGNIFIQUE DIALOGUE ENTRE UN LACHE ET UN PREUX CHEVALIER !    Sam 24 Juil 2010 - 19:43

Dialogue entre le piètre connétable de Bourbon et le preux chevalier Bayard à l'heure de sa mort...

Il n’est jamais permis de prendre les armes contre sa patrie....


SINON JETER L ARME A GAUCHE !


Bourbon : N’Est-ce point le pauvre Bayard que je vois au pied de cet arbre, étendu sur l’herbe et percé d’une grand coup ? Oui, c’est lui-même; Hélas ! Je le plains. En voila deux qui périssent aujourd’hui par nos armes : Vandenesse et lui. Ces deux Français étaient deux ornements de leur nation par leur courage. Je sens que mon cœur est touché par sa patrie. Mais avançons pour lui parler. Ah ! Mon pauvre Bayard c’est avec douleur que je te vois dans cet état.

Bayard : C’est avec douleur que je vous vois aussi.

Bourbon : Je comprends bien que tu sois fâché de te voir dans mes mains par le sort de la guerre.
Mais je ne veux point te traiter en prisonnier ; je veux te garder comme un bon ami, et prendre soin de ta guérison comme si tu étais mon propre frère : ainsi tu ne dois être fâché de me voir.

Bayard : Hé ! Croyez vous que je ne sois pas fâché d’avoir obligation au plus grand ennemi de la France ? Ce n’est point de ma captivité ni de ma blessure que je suis en peine. Je meurs : dans un moment la mort va me délivrer de vos mains.

Bourbon : Non mon cher Bayard ! j’espère que nos soins réussiront pour te guérir.

Bayard : Ce n’est point là ce que je cherche, et je suis content de mourir.

Bourbon : Qu’as-tu donc ? Est-ce que tu ne saurais te consoler d’avoir été vaincu et fait prisonnier dans la retraite de Bonnivet ? Ce n’est pas ta faute, c’est la sienne : les armes sont journalières. Ta gloire est assez bien établie par tant de belles actions. Les impériaux ne pourront jamais oublier cette vigoureuse défense de Mézières contre eux.


Bayard : Pour moi, je ne puis jamais oublier que vous êtes ce grand connétable, ce prince du plus noble qu’il y ait dans ce monde, et qui travaille à déchirer de ses propres mains sa patrie et le royaume de ses ancêtres.

Bourbon : Quoi , Bayard ! Je te loue, et tu me condamnes ! Je te plains, et tu m’insultes !

Bayard : Si vous me plaignez, je vous plains aussi : et je vous trouve bien plus à plaindre que moi.
Je sors de la vie sans tâche ; j’ai sacrifié la mienne à mon devoir ; je meurs pour mon pays, pour mon roi, estimé des ennemis de la France et regretté de tous les bons français.
Mon état est digne d’envie.

Bourbon : Et moi je suis victorieux d’un ennemi qui m’a outragé ; je me venge de lui ; je le chasse du Milanais ; je fais sentir à toute la France combien elle est malheureuse de m’avoir perdu en me poussant à bout : appelles-tu cela être à plaindre ?

Bayard : Oui : on est toujours à plaindre quand on agit contre son devoir ; il vaut mieux périr en combattant pour la patrie que la vaincre et triompher d’elle. Ah ! Quelle horrible gloire que celle de détruire son propre pays !

Bourbon : Mais ma patrie a été ingrate après tant de services que je lui ai rendus. Le roi, par faiblesse pour la reine mère, Louise de Savoie, m’a fait une injustice énorme en me dépouillant de mon bien. On a détaché de moi jusqu’à mes domestiques, Matignon et d’Argouges. J’ai été contrait, pour sauver ma vie, de m’enfuir presque seul : que voulais- tu que je fasses ?

Bayard : Que vous souffrissiez toutes sortes de maux plutôt que de manquer à la France et à la grandeur de votre maison. Si la persécution était trop violente, vous pouvez vous retirer : mais il valait mieux être pauvre, obscur, inutile à tout, que de prendre les armes contre nous. Votre gloire eût été au comble dans la pauvreté et dans le plus misérable exil.

Bourbon : Mais ne vois tu pas que la vengeance n’est jointe à l’ambition pour me jeter dans cette extrémité ? J’ai voulu que le roi se repentit de m’avoir traité si mal.

Bayard : Il fallait l’en faire repentir par une patience à toute épreuve, qui n’est pas moins la vertu d’un héros que le courage.

Bourbon : Mais le roi, étant si injuste et si aveuglé par sa mère, méritait-il que j’eusse de si grands égards pour lui ?

Bayard : Si le roi ne le méritait pas, la France entière le méritait. La dignité même de la couronne, dont vous êtes un des héritiers, le méritait.
Vous vous deviez à vous-même d’épargner la France, dont vous pouvez un jour être le roi.

Bourbon : Et bien ! J’ai tort, je l’avoue ; mais ne sais tu combien les meilleurs cœurs ont de peine à résister à leur ressentiment ?

Bayard : Je le sais bien ; mais le vrai courage consiste à y résister.
Si vous connaissez votre faute, hâtez-vous de la réparer. Pour moi, je meurs ; et je vous trouve plus à plaindre que moi dans mes souffrances. Quand l’empereur ne vous tromperait pas, quand même il vous donnerait sa sœur en mariage et qu’il partagerait la France avec vous, il n’effacerait point la tâche qui déshonore votre vie. Le connétable Bourbon rebelle, ah ! Quelle honte !
Ecoutez Bayard mourant comme il a vécu, et ne cessant de dire la vérité…

( Fénélon )




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MessageSujet: Chevalier son roman, sa vie, son oeuvre !    Sam 24 Juil 2010 - 22:40







Bande annonce du film
CHEVALIER
Brian Helgeland



Au Moyen Age, on ne peut devenir chevalier qu'à la condition d'être noble. William le sait mais il rêve quand même. Lorsque le seigneur dont il est écuyer meurt avant un tournoi, William enfile l'armure et s'élance vers son destin. Avec l'aide de ses amis, William s'invente un passé et devient le très titré Ulrich von Lichtenstein de Gelderland. De joute en victoire, William se construit une réputation de chevalier fougueux. Il va pourtant se heurter à l'invincible comte Adhémar, invincible aussi bien dans les lices qu'auprès de la belle Jocelyn.....


NB : Une pensée pour l'acteur qui joue Chevalier :
Heath Ledger
mort prématurément à 28 ans en 2008
( Le Secret de Brokeback Mountain l'a rendu célèbre )
dans ce premier western homosexuel épique et hollywodien s'il en fût !




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MessageSujet: CHEVALERIE ... VERSION MONTY PYTHON ...    Mer 28 Juil 2010 - 22:45




LE FILM DES MONTY PYTHON
SACRE GRAAL




RECREATION

Une version folle dingue de la chevalerie :
en version MONTY PYTHON déjanté çà décoiffe un brin là faut pas trop chercher à comprendre !
rire ...

A bientôt pour la version originale ...
Les chevaliers de la table ronde
la légende du roi Arthur, Lancelot, Gueneviève, Camelot and co

la fameuse quête du Graal...
Quelquepart, que nous recherchons tous plus ou moins !

Samsara


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MessageSujet: CHEVALIER ... LA QUETE DU GRAAL....    Mer 28 Juil 2010 - 23:35




LA QUETE DU GRAAL

LE SYMBOLE D UN CHEMIN DE VIE

Sans parler de religion...
A chacun sa propre quête personnelle et intime ...
Parfois cela prend toute une vie pour arriver à la trouver ...

Samsara


Le Graal est un objet mythique de la légende arthurienne, objet de la quête des chevaliers de la table ronde. À partir du XIIIè siècle, il est assimilé au Saint Calice (la coupe qui a recueilli le sang du Christ) et prend le nom de Saint Graal. La nature du Graal et la thématique de la quête qui lui est associée ont donné lieu à de nombreuses interprétations symboliques ou ésotériques, ainsi qu'à de multiples illustrations artistiques.
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MessageSujet: LES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE ... ARTHUR AND CO......   Jeu 29 Juil 2010 - 0:20




Les chevaliers de la table ronde constituent, dans la légende arthurienne, un ordre chevaleresque au service du roi Arthur chargé de mener la quête du Graal et d'assurer la paix du royaume. Bien qu'étant des personnages légendaires, ils sont parfois confondus avec les Templiers, ordre chevaleresque ayant une réalité historique. Rien, au-delà du fait qu'il s'agisse de deux ordres de chevalerie, ne permet d'assimiler les uns aux autres.




LA LEGENDE ARTHURIENNE


La légende arthurienne ou cycle arthurien est un ensemble de textes écrits au Moyen âge autour du roi Arthur, de son entourage et de la quête du Graal. Elle est un thème fort de la matière de Bretagne.
Il n'existe pas une légende arthurienne, mais des légendes arthuriennes. Cela est dû aux nombreux auteurs qui ont assemblé ces traditions au cours des siècles, depuis les premiers moines collecteurs jusqu'aux écrivains qui l'ont enrichie, comme Chrétien de Troyes ou plus récemment Xavier de Langlais. Ainsi le nom des personnages et les circonstances de leur vie (jeunesse, hauts faits, mort) varient d'une époque à l'autre, d'un pays à l'autre. Il existe cependant une unité de lieu : le royaume mythique de Bretagne recouvre les territoires du centre, du sud et de l'ouest de la Grande-Bretagne actuelle ainsi qu'une partie non définie de la Bretagne continentale, et une unité de temps : la fin du Vè siècle et le début du VIè siècle quand les Romains viennent de quitter l'Île de Bretagne, période des grandes invasions qui précédèrent et suivirent la chute de l'empire romain d'occident. Il ne s'agit donc pas à l'origine de personnages médiévaux, même si leur popularité en France a été portée par des écrivains du Moyen âge.
Le cycle littéraire de la légende arthurienne est le plus connu des cycles de la matière de bretagne.
Il doit son succès à son statut de double récit, approché par de très nombreux auteurs depuis le XIIè siècle. D'un côté Camelot, utopie chevaleresque, défaite par les conflits entre Arthur, Lancelot et Mordred, entre autres. De l'autre la fabuleuse quête du Graal, entreprise par de nombreux chevaliers, dans laquelle beaucoup échouent (comme Lancelot) et de rares élus réussissent (son fils Galahad, notamment aidé de Perceval ). Le cycle arthurien est, depuis quelques siècles, centré sur des thèmes chrétiens, tels que le péché, illustré par les actes des héros tour à tour vertueux ou malins, ou la quête de l'absolu, symbolisé par la relique suprême, le saint Graal. Les relations amoureuses, telles que celle de Lancelot et Guenièvre, ou Tristan et Iseult sont les prémices de l'amour crourtois. Plus récemment, la tendance est d'établir le lien de ces légendes avec la mythologie celtique, surtout depuis le début du XXè siècle.

( source wikipédia)







Excalibur une légende ...

C'est une épée mythique qui a appartenu au Roi Arthur, roi des bretons, dans les textes légendaires de la matière de Bretagne écrits au Moyen âge.
Deux traditions légendaires racontent cet événement : soit Arthur retire l'épée d'un rocher dans lequel elle est enfichée, soit il reçoit cette arme de la Dame du Lac.
L'autre variante met en scène la Dame du Lac : selon Sir Thomas Malory, chevalier anglais du XVe siècle qui condensa en un seul ouvrage une grande partie de la geste arthurienne, notamment des écrits français, elle aurait été donnée par la première Dame du Lac, qui aurait précédé Viviane, l'épée retirée de la stèle de granit ayant été auparavant brisée dans un combat contre le roi Pellinor, père de Messire Lamorat de Galles (considéré comme le troisième chevalier au monde, après Messires Lancelot et Tristan et de Perceval le Gallois. Pour gagner l'épée, Arthur fit une promesse à la Dame du Lac et ne tint pas parole, celle-ci ayant été décapitée sous ses yeux, dans son château. Merlin aurait demandé à Arthur :

« Qui des deux est le plus précieux ? L'épée ou le fourreau ? »

Arthur répondit :

« L'épée, assurément. »

« Faux, c'est le fourreau car, tant que tu le posséderas, tes ennemis ne pourront te tuer. »

La sœur du roi, ayant eu vent de cela, fit dérober le fourreau et le donna à son amant, avec pour mission de tuer Arthur. Cependant, grâce à l'intervention de Messire Hector des Mares, le demi-frère de Lancelot de Bénoïc, celui-ci fut sauvé et put retrouvrer son précieux fourreau.


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MessageSujet: l'Amour un des passe temps favoris des chevaliers....    Ven 6 Aoû 2010 - 22:14






L'AMOUR COURTOIS




Les hommes et les femmes du Moyen Age encore plus ces chevaliers ont été fascinés par l’amour !
Ils l’ont chanté, peint et sculpté, et ils l’ont célébré par des contes, des romans ou des poésies, sur le mode de l’exaltation ou de la plaisanterie, de la tristesse ou du bonheur, de la vertu ou de l’érotisme.
Ce mouvement qui fut presque une religion trouve son origine dans les chansons des troubadours provençaux du XIè siècle.
Ces textes sont lyriques ou dramatiques, parfois même philosophiques. Ils sont tirés des œuvres de la poésie courtoise proprement dite, mais aussi de celles de nombreux auteurs qu’elle a infuencés, du XIIè au XVè siècle .
Plus qu’une conception nouvelle, l’amour courtois est d’abord une volonté d’ouvrir les yeux sur l’amour, de lui donner simplement sa vraie place parmi les choses humaines, de le reconnaître comme seul espoir qui vaille, comme saveur unique du temps qui passe.
Sous cent formes, les poèmes et les romans parlaient que de la grande aventure qu’est l’amour parce que cela seul faisait vibrer les lecteurs du XIIIè. Ces textes nous émeuvent encore aujourd’hui, preuve que les troubadours chantaient des vérités essentielles - éternelles comme les saisons !
Et, au rythme de l’année, les poètes du Moyen Age célébraient la douleur hivernale de la perte de la bien aimée, la mélancolie automnale de son absence, la joie des jours du bonheur de l’été et le printemps triomphal de l’amour...









Douce dame jolie,

Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.
Qu'adès sans tricherie
Chierie
Vous ay et humblement
Tous les jours de ma vie
Servie
Sans villain pensement.
Helas! et je mendie
D'esperance et d'aïe;
Dont ma joie est fenie,
Se pité ne vous en prent.
Douce dame jolie,
Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.

Douce dame jolie.
Mais vo douce maistrie
Maistrie
Mon cuer si durement
Qu'elle le contralie
Et lie
En amour tellement
Qu'il n'a de riens envie
Fors d'estre en vo baillie;
Et se ne li ottrie
Vos cuers nul aligement.
Douce dame jolie,
Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.

Douce dame jolie.
Et quant ma maladie
Garie
Ne sera nullement
Sans vous, douce anemie,
Qui lie
Estes de mon tourment,
A jointes mains deprie
Vo cuer, puis qu'il m'oublie,
Que temprement m'ocie,
Car trop langui longuement.
Douce dame jolie,
Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.


De Guillaume de Marchaut
Un célèbre poème du XIVè siècle
écrit en vieux françois médiéval...

on devine entre ses lignes son sens...



DAME JOLIE
Voici le poème le top N° 1
du moyen âge !






DECLARATION

Je suis un noble chevalier.
J’ai un secret bien gardé
que j’en deviens fou à lier !
J’aime une dame mariée !

Je reviens du moyen âge
Là bas c’est l’amour courtois...
Aussi je me dois d'être sage
Ma douce ma mie vous…oh toi !

Oui je rêve ma belle dame
de vous embrasser...
avec toute mon âme
avant de trépasser !

Vous déclarer ma flamme
Un jour vous allumer !
ma douce ma dame,
avant de me consumer...


Ainsi je vous fais la cour
au travers de mes poèmes
ma jolie vous faire l’amour !
Ma dame, je vous aime...


Samsara





Dernière édition par samsara le Mer 18 Aoû 2010 - 2:58, édité 5 fois
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samsara

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MessageSujet: LES LOIS DE L AMOUR COURTOIS !    Sam 7 Aoû 2010 - 22:12

LES LOIS DE L AMOUR COURTOIS


Le mariage ne doit pas empêcher d'aimer

Qui n'est pas jaloux ne peut aimer

On ne peut accorder son coeur à deux femmes à la fois

L'amour augmente ou diminue, il se renouvelle sans cesse

L'amant ne peut rien obtenir sans l'accord de sa dame

L'homme ne peut aimer qu'après la puberté

A la mort de son amant(e), un délai de deux ans est nécessaire avant de s'adonner à un nouvel amour

Personne ne doit être privé de l'être aimé sans la meilleure des raisons

On ne peut aimer sans y être incité par l'amour

Amoureux n'est pas avare

L'amant doit aimer une femme de condition supérieure à la sienne

Le parfait amant ne désire d'autres étreintes que celles de son amante

L'amour doit rester secret s'il veut durer

La conquête amoureuse doit être difficile : c'est ce qui donne son prix à l'amour

Le parfait amant pâlit en présence de sa dame

Quand un amant aperçoit l'objet de son amour, son coeur tressaille

Un nouvel amour chasse l'ancien

Seule la vertu rend digne d'être aimé

Lorsque l'amour diminue, puis disparaît, il est rare qu'il reprenne vigueur

L'amoureux vît dans la crainte

La jalousie fait croître l'amour

Lorsqu'un amant soupçonne son amante, la jalousie et la passion augmentent

Tourmenté par l'amour, l'amant dort peu et mange moins

L'amant doit agir en pensant à sa dame

Le parfait amant n'aime que ce qu'il pense plaire à sa dame

L'amant ne saurait rien refuser à celle que son coeur a élue

L'amant n'est jamais rassasié des plaisirs que lui apporte sa dame

Le plus petit soupçon incite l'amant à soupçonner le pire chez sa bien-aimée

Amour ne rime pas avec luxure

Le véritable amant est obsédé sans relâche par l'image de celle qu'il aime

Rien n'empêche une femme d'être aimé par deux hommes et un homme d'être aimé par deux femmes.



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christina
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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Sam 7 Aoû 2010 - 23:09

.

MAGNIFIQUE.......

Merci Samsara pour le partage de toutes ces richesses….

Je suis en admiration devant tes textes que tu illustres de superbes photos ou vidéos …
Merci pour ce temps consacré au forum mais aussi pour ce plaisir que nous avons à te lire
Je crois que tu es une grande passionnée (sourire…)
Un autre exemple de littérature courtoise est l’histoire de Tristan et Iseut.
Le roman de Tristan est tiré d'une ancienne légende celtique.
Tristan, prince de Léonois, éprouve une violente passion pour Yseult, princesse qu'il est chargé de conduire au roi Marc'h de Cornouailles, son futur époux.
Yseult mariée au roi Marc'h, Tristan revient en Bretagne. Blessé par une arme empoisonnée, il croit ne pouvoir être guéri que par Yseult, et il l'envoie chercher. Celle-ci arrive trop tard, et meurt elle-même de douleur.

Le fragment que je cite ici est tiré du poème de Béroul (1170) :

Yseult est sortie du navire,
(Elle) entend les grandes plaintes dans la rue.
Les cloches aux monastères, aux chapelles ;
(Elle) demande aux hommes quelles nouvelles,
Pourquoi (ils) font (de) telles sonneries
Et (à propos) de quoi sont les larmes.
Un ancien alors lui a dit :
"Belle dame, (qu') ainsi Dieu m'aide,
Nous avons si grande douleur
Que jamais gens n'(en) eurent plus grande.
Tristan, le pieux, le franc, est mort :
A ceux du royaume (il) était soutien."
Dès que Yseult entend la nouvelle,
De douleur (elle) ne peut sonner mot ;
A tel point (elle) est navrée de sa mort.
(Elle) va (par) la rue, désaffublée,
Devant les autres vers le palais.
Les Bretons ne virent jamais plus
(Une) femme de sa beauté ;
(Ils) s'émerveillent par la cité
D'où elle vient, qui elle est.
Yseult va là où elle voit le corps,
Alors (elle) se tourne vers (l') Orient,
Pour lui (elle) prie pieusement :
"Ami Tristan, quand je vous vois mort,
Avec raison (je ne) puis ni dois vivre.
Vous êtes mort pour mon amour,
Et je meurs, ami, de tendresse,
De ce que je ne pouvais venir à temps."
A côté de lui (elle) va,
L'embrasse et s'étend ;
(Et) alors elle rend l'esprit.




La bande annonce du film Tristan et Iseut

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maximus38

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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   Dim 8 Aoû 2010 - 10:39

Bonjour samsara,

Je suis de retour je reviens de méditer vers de lointaines contrées...

Je suis stupéfait de part vos textes, photos, et vidéos, qui les accompagnent

Sans nul doute vous êtes une gente dame, grace à vous, vous nous faites rappelez

les vraies valeurs.

Nous vivons dans une époque de technologie avancée certes, mais sans ces valeurs à quoi sert elle?

A RIEN. Nous vivons une époque de puissance absolue à tout les niveaux, de matérialisme inouie, et d'égocentrisme impressionnant.

Merci encore de nous faire connaitre, et de nous faire retourner à l'essence même de nos coeurs et nos âmes,

L' amour ne s'éteindra jamais, alors me dis je il y a espoir malgré toute ces turpitudes qui nous assaillent de toute part.

MAXIMUS
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MessageSujet: Re: L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...   

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L' HISTOIRE D' UN CHEVALIER AU MOYEN AGE...
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